"Ses mains sur ses seins nus

se crispent décharnées;
son oeil lugubre songe, ivre d'obscurité;
ce spectre balbutie avec autorité.
On dirait qu'elle fait la lecture éperdue
d'un mystérieux livre ouvert dans l'étendue.
Parfois elle s'arrête en disant : Je ne puis.

En ce moment, au fond de sa grotte, affreux puits
plein de l'effarement des visions occultes,
ce sont les fondateurs de dogmes et de cultes
et de religions que son regard poursuit.
Il semble qu'elle parle, à travers l'âpre nuit,
à ceux qui cherchent Dieu

pour le montrer aux hommes."

La Sibylle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d'une seule chose" dit Hermès Trismégiste.

Quand, dans le Manifesté, un pédophile abuse d'un enfant, simultanément dans le Non-Manifesté, la pulsion de pédophilie en Dieu - et aussi la jouissance divine qu'un pédophile terrestre peut éprouver lors d'un tel acte - abuse des sentiments de souffrance, d'impuissance et d'injustice qui existent aussi en Dieu et que l'enfant terrestre manifeste.

Quand, dans le miroir où nous nous regardons - où nous engendrons notre reflet exactement comme l'Esprit Se manifeste à Lui-même dans le miroir de Sa Lumière - notre main est en train de s'agiter, c'est parce que, devant le miroir, nous agitons notre main, simultanément.

On ne peut pas séparer le Manifesté (le reflet engendré) du Non-Manifesté (l'Esprit ou Dieu qui engendre Son reflet). Les religions ont commis le pire crime contre Dieu en affirmant cette séparation. Car elles ont, dans notre psychisme, désolidarisé le Non-Manifesté du Manifesté, Dieu et nous, même si nous sommes, en tant que "reflet", les otages absolus de ce Dieu, de cet Esprit qui Se reflète par nous: Dieu a créé l'Homme à Son "image"...

Quand Dieu aura appris tout ce qu'Il peut apprendre de la catharsis que représente un tel acte de pédophilie, de chaque côté des protagonistes, il n'y aura plus de pédophilie sur Terre, c'est-à-dire dans le Manifesté. Instantanément. Pareillement quand Dieu aura compris l'inanité de toute guerre ou dictature (c'est en bonne voie dans le Manifesté), de tout gaspillage énergétique, de toute indifférence, de tout rejet de l'autre, c'est-à-dire d'une autre partie de Lui.

La bonne nouvelle, quand on comprend que Dieu peut aussi être manifesté par un serial killer, un pédophile, un nazi, un tortionnaire, un intégriste, c'est la certitude que l'Esprit, dans Son désir d'Immortalité - c'est-à-dire d'absence permanente de friction donc d'entropie mortifère - progresse inlassablement vers l'Harmonisation ultime de toutes Ses pulsions originelles, chaotiques donc dissonantes, dont certaines encore inconscientes, encore à expérimenter via le Manifesté.

Et c'est une certitude car le contraire marquerait la fin de Dieu, donc de l'Univers! Et nous progressons, effectivement, de crises en crises, de révélations en révélations, de catharsis en catharsis... Oserions-nous prétendre que la qualité de vie sur Terre est aujourd'hui pire que celle d'il y a un siècle seulement ? Même si l'harmonisation de certaines parties de la planète se fait encore, et pour longtemps, au détriment d'un chaos dans d'autres parties, l'humanité toute entière progresse vers un mieux, c'est un fait.

C'est ce futur jour béni de l'Harmonie finale divine - donc de l'Harmonie finale terrestre - qui est décrit par l'image de l'Agneau entre les pattes du Lion, de l'enfant entre les mains de l'homme qui, d'ancien prédateur sera désormais devenu protecteur, et pour toujours...


 

 

 

 

L'Esprit est l'identité de la Lumière
La Lumière est la substance de l'Esprit



Engendrée non pas créée
consubstantielle au Père
et par Elle tout a été fait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seigneur,


Change ma guerre en ta paix éternelle,
Échauffe les glaçons de mon cœur endurci,
Et fais qu'à l'avenir je n'aie autre souci
Qu'à suivre le sentier où ta bonté m'appelle.

Dompte les passions de mon âme rebelle
Et lave mon esprit de péché tout noirci,
Dispense ta lumière à mon œil obscurci
Et m'apprends les secrets qu'aux élus tu révèles.

Sur toi tant seulement mon espoir j'ai fondé.
Si grande est mon erreur, plus grande est ta bonté
Qui ne laisse jamais celui qui te réclame.

Purge donc mon esprit et le retire à toi,
Lui donnant pour voler les ailes de la foi,
Sans que l'abus du monde arrête plus mon âme.

 

 

Madeleine de l'Aubespine

 

 

 

 

 

 

 

"Cette Gloire de la Shekinah, cette Lumière qui signale la Présence de Dieu et dans laquelle l'univers vivant est révélé, est toujours féminine pour l'ancien voyant. Elle est l'Eurydice de l'Orphisme. Elle est la reine de l'Océan de Lumière d'Enoch. Elle est l'Egyptienne Isis. Elle est Ishtar des Etoiles, la Fiancée, la Lumière, avec laquelle l'Inconnaissable s'est marié à l'aube de la création et de la joie de cette union l'univers spirituel est né, vit et brille comme un Saint Enfant. Dieu et la Shekinah (et toutes choses inclues) sont un et indissolubles."

 

La gloire de la Shekinah

 

 

 




 

 

 

 

 

"Il disait cela, non qu'il se mît en peine des pauvres,

mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse,

il prenait ce qu'on y mettait."

 

Jean 12:6

 

 

"Tout cela sous le prétexte de redresser

les affaires communes mais, en réalité,

en vue de gains personnels."

 

Antiquités Judaïques 18

 

 

 

 

 

 

 

"La quatrième secte philosophique eut pour fondateur ce Judas le Galiléen. Ses sectateurs s'accordent en général avec la doctrine des Pharisiens, mais ils ont un invincible amour de la liberté, car ils jugent que Dieu est le seul chef et le seul maître. Les genres de mort les plus extraordinaires, les supplices de leurs parents et amis les laissent indifférents, pourvu qu'ils n'aient à appeler aucun homme du nom de maître." 

 

Judas, le sicariote


 

 

 

 

 

"Le salut se réalise en effet à la faveur de la triple descente vers
les siens d'une entité à la fois féminine et androgyne qui se définit
elle-même comme "la Pensée du Père", c'est-à-dire de l'Invisible."

D'Hécate à la Prôtennoia

 

 

 

"Eradicating the Goddess proved to be an impossible task. She survived in myriads of forms in popular belief, veiled as Mary or christian saints. The Virgin Mary occupied a much less powerful position in church doctrine and scriptures than the old pagan Goddess. Folk tradition is another story: there devotion shifted to Mary from the old goddesses and persisted over centuries as new ethnicities entered christendom. Due to this popular pressure and the role it played in the clergy's conversion strategy, Mary escaped the degradation that Gnostic christians ended up heaping on Sophia, and the stigma that theologians cast over Eve. Catholicism ended up absorbing goddess traditions over the centuries, through progressive engorgements, while Gnosticism gradually shed them.

But the story of Sophia does not end there. Her Greek worshippers succeeded in assimilating her to Orthodox christianity, as Hagia Sophia. The greatest cathedral of the Byzantines was raised in honor of this "Holy Wisdom", supported by the great porphyry pillars taken from the Ephesian temple of Artemis. The early Orthodox Greeks regarded Hagia Sophia as a female member of the Trinity, the "Holy Spirit". This strand persisted in Orthodox Christian mysticism, and is still a force in Russian spirituality. Western Christian feminists have also reclaimed it in recent decades.

This title of "Holy Spirit" also belonged to Ruha d'Qudsha, the goddess of the Iraqi Mandaeans. She had been demonized by the Christian era, but she is an Aramaean analogue to the Hebrew Shekhinah: compare Biblical ruach, "spirit", and qadoshah, "holy", and remember, too, the ancient Canaanite-Egyptian goddess QDSU or Qudsha. The Aramaean goddess undergoes the same debasement in Syria and northern Iraq as Sophia had in the eastern Mediterranean. Ruha d'Qudsha, as mother of the seven "evil" planets and zodiac spirits, is another fallen, or rather toppled, goddess. She is called deficient and defective, and must be uplifted and guided by the Father."

 

Khokhmah and Sophia

 

 

 

 

 

 

 

"D'après la Tradition, Noun supporte et nourrit l'œil. Il est un écoulement de la lumière originelle. Ce signe est le symbole de la Connaissance primordiale oubliée. Une chance de l'appréhender est la "sortie", la rupture, l'ouverture des horizons. Précédé du Yod, Noun devient ainsi ''yinnon" ou yod-noun-waw-noun, désignation du Messie, celui qui croît et fructifie. Il désigne aussi le nom tétragramme du divin où le "Hé" est remplacé par "Noun". Ainsi le temps du Messie est celui de l'ouverture totale de Noun, le jour où la connaissance de Dieu sera répandue sur toute la terre."

 

La lettre Noun

 

 

 

 

 

 

La Tour de Noun

 

 

 

 

 

 

 

"Sagesse a bâti sa maison, elle a taillé ses

sept colonnes, elle a tué ses bêtes, elle a

mêlé son vin et même elle a dressé sa table.
Elle a envoyé ses servantes, elle a crié
son invitation sur les hauteurs de la ville:
"Y a-t-il un homme simple ? Qu'il vienne

par ici!" A qui est dénué de sens elle dit:

"Allez, mangez de mon pain,
buvez du vin que j'ai mêlé."

Proverbes 9

 

 

 

"Veillez à ce que personne ne vous

égare en disant: "Le voici" ou "Le voilà"

car c'est à l'intérieur de vous qu'est le

Fils de l'Homme. Suivez-le. Ceux qui

le chercheront, le trouveront." 

Evangile selon Marie

 

 

 

 

 

 

 

"C'est moi la fiancée, et le fiancé,
c'est mon mari qui m'a engendrée."

Le Tonnerre, l'Esprit parfait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Pesez toutes les paroles de la sibylle, et vous verrez qu'elles renferment clairement ce que la foi chrétienne doit croire de Jésus-Christ. Et dans sa prophétie, dans ses écrits, elle n'a oublié ni sa divinité ni son humanité, ni son arrivée pour les deux jugements: le premier, dans lequel il a été injustement condamné aux tortures de sa passion; l'autre, par lequel il jugera justement le monde avec toute sa majesté. Et en faisant mention de sa descente aux enfers et de la gloire de sa résurrection, elle s'est élevée au-dessus des prophètes et même des évangélistes, qui n'ont presque rien dit de sa descente aux enfers."

 

Lettre VII d'Abelard à Héloïse

 

 

Présentation

Introduction

 

"C'est moi la Fiancée, et
le Fiancé c'est mon mari
qui m'a engendrée; c'est
moi la mère de mon père
et la soeur de mon mari
et c'est lui mon rejeton."

Le Tonnerre

 

Nag Hammadi


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