"I go towards my likeness
And my likeness goes towards me. 
He embraces me and holds me close
As if I had come out of prison."

Manichean prayer

 

 

 

 

 

 

"L'Eglise, c'est-à-dire le corps du Christ, dans l'unité de laquelle la foi incorpore chacun au Christ, est désignée de façons diverses dans l'Ecriture, par exemple règne des cieux, femme, fiancée, épouse, colombe, aimée, vigne, oiseau, brebis, cité, tour, colonne, firmament, maison, temple, corps du Christ, filet, cène, et d'autres expressions que le lecteur peut encore trouver."

 

La Madeleine du Sermo de Odon de Cluny

 

 

 

 

 

 

 

"Madeleine, symbole de l'Eglise des Gentils, est supérieure à la Vierge, symbole de celle des Juifs, l'assemblée de tous les chrétiens étant supérieure à celle d'une province. Ce sermon est particulièrement exceptionnel dans son exaltation de Marie-Madeleine au-dessus de la Vierge Marie elle-même, mais il est représentatif d'une tradition exégétique fréquente dans sa comparaison des deux Maries et dans l'identification de Marie-Madeleine avec l'Eglise."


Le culte de Marie-Madeleine en Angleterre

 

 

 

 

 

 

 

"Quand elle eut fini de lire et qu'elle
se fut levée de son siège, vinrent
quatre jeunes gens qui enlevèrent
le siège et s'en allèrent vers l'Orient."

 

 

 

 

 

 

 

"Une révélation, frères, me fut faite quand je dormais, par un jeune homme très beau qui me dit: "La femme âgée de qui tu obtins le petit livre, qui est-elle, à ton avis ?" Moi, je dis: "La Sibylle. - Tu fais erreur, dit-il, ce n'est pas elle. - Qui donc est-ce ? dis-je. - L'Église", dit-il. Je repartis: "Et pourquoi est-elle si âgée ? - Parce que, dit-il, elle fut créée avant tout (le reste). Voilà pourquoi elle est âgée; c'est pour elle que le monde a été formé."

Ensuite, j'eus une vision chez moi. La femme âgée vint et me demanda si j'avais déjà donné le petit livre aux presbytres. Je dis que non. "Tu as eu raison, dit-elle. J'ai certains mots à ajouter. Quand j'aurai achevé l'ensemble, tu le feras connaître à tous les élus."

 

Le Pasteur d'Hermas

 

 

 

 

 

 

"Arrien, cité par Eustathe, assurait que les sibylles
avaient reçu ce nom parce qu'elles portaient
un dieu au dedans d'elles-mêmes."

Les Sibylles

 

 

 

"C'est de la puissance que,
moi, j'ai été envoyée."

Le Tonnerre

 

 

 

 

 

 

 

"Il [Jean] est le seul qui eut trois mères: la première,
Salomé, qui l'enfanta; la deuxième, le tonnerre, c'est
pourquoi ils (les deux frères) furent appelés les fils
du tonnerre; et la troisième, la mère de Dieu, Marie."

Synaxaire arménien

 

 

 

 

 

 

 

"Pesez toutes les paroles de la sibylle, et vous verrez
qu'elles renferment clairement ce que la foi chrétienne
doit croire de Jésus-Christ."

Lettre VII d'Abelard à Héloïse

 

 

 

 

"Un examen approfondi de la Source Q, telle que les exégètes du Nouveau Testament peuvent la reconstituer, révèle un document qui n'a rien d'un fatras de versets sans queue ni tête. Il est possible de démontrer qu'il s'agit d'un ouvrage parfaitement cohérent du point de vue thématique, même s'il se fonde sur un autre paradigme théologique que celui qui a triomphé dans le christianisme à la suite des apôtres et de Paul, de sorte qu'il n'est pas absurde de penser qu'une telle collection de sentences a pu avoir un jour une existence autonome.

Dans la Source, le royaume est un mode d'existence nouveau, idéal, utopique, qui engage corps et âme dans tous les instants de la vie. Le Document Q dévoile comment, à travers Jésus et ceux qui l'imitent, le royaume de Dieu se fait présent. En ce sens, le royaume est une métaphore de la relation pleine et entière que l'être humain peut entretenir avec Dieu. Il est la réconciliation de toute la personne avec le Père.

La condition de cette réconciliation est un décentrement radical de soi. Pour accéder au royaume, il faut convertir non seulement son âme et son intelligence, mais aussi son corps en lui imposant un nouveau mode de vie, celui du pauvre."

 

Le Document Q

 

 

 

 

 

 

 

"Ses mains sur ses seins nus

se crispent décharnées;
son oeil lugubre songe, ivre d'obscurité;
ce spectre balbutie avec autorité.
On dirait qu'elle fait la lecture éperdue
d'un mystérieux livre ouvert dans l'étendue.
Parfois elle s'arrête en disant : Je ne puis.

En ce moment, au fond de sa grotte, affreux puits
plein de l'effarement des visions occultes,
ce sont les fondateurs de dogmes et de cultes
et de religions que son regard poursuit.
Il semble qu'elle parle, à travers l'âpre nuit,
à ceux qui cherchent Dieu

pour le montrer aux hommes."

La Sibylle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d'une seule chose" dit Hermès Trismégiste.

Quand, dans le Manifesté, un pédophile abuse d'un enfant, simultanément dans le Non-Manifesté, la pulsion de pédophilie en Dieu - et aussi la jouissance divine qu'un pédophile terrestre peut éprouver lors d'un tel acte - abuse des sentiments de souffrance, d'impuissance et d'injustice qui existent aussi en Dieu et que l'enfant terrestre manifeste.

Quand, dans le miroir où nous nous regardons - où nous engendrons notre reflet exactement comme l'Esprit Se manifeste à Lui-même dans le miroir de Sa Lumière - notre main est en train de s'agiter, c'est parce que, devant le miroir, nous agitons notre main, simultanément.

On ne peut pas séparer le Manifesté (le reflet engendré) du Non-Manifesté (l'Esprit ou Dieu qui engendre Son reflet). Les religions ont commis le pire crime contre Dieu en affirmant cette séparation. Car elles ont, dans notre psychisme, désolidarisé le Non-Manifesté du Manifesté, Dieu et nous, même si nous sommes, en tant que "reflet", les otages absolus de ce Dieu, de cet Esprit qui Se reflète par nous: Dieu a créé l'Homme à Son "image"...

Quand Dieu aura appris tout ce qu'Il peut apprendre de la catharsis que représente un tel acte de pédophilie, de chaque côté des protagonistes, il n'y aura plus de pédophilie sur Terre, c'est-à-dire dans le Manifesté. Instantanément. Pareillement quand Dieu aura compris l'inanité de toute guerre ou dictature (c'est en bonne voie dans le Manifesté), de tout gaspillage énergétique, de toute indifférence, de tout rejet de l'autre, c'est-à-dire d'une autre partie de Lui.

La bonne nouvelle, quand on comprend que Dieu peut aussi être manifesté par un serial killer, un pédophile, un nazi, un tortionnaire, un intégriste, c'est la certitude que l'Esprit, dans Son désir d'Immortalité - c'est-à-dire d'absence permanente de friction donc d'entropie mortifère - progresse inlassablement vers l'Harmonisation ultime de toutes Ses pulsions originelles, chaotiques donc dissonantes, dont certaines encore inconscientes, encore à expérimenter via le Manifesté.

Et c'est une certitude car le contraire marquerait la fin de Dieu, donc de l'Univers! Et nous progressons, effectivement, de crises en crises, de révélations en révélations, de catharsis en catharsis... Oserions-nous prétendre que la qualité de vie sur Terre est aujourd'hui pire que celle d'il y a un siècle seulement ? Même si l'harmonisation de certaines parties de la planète se fait encore, et pour longtemps, au détriment d'un chaos dans d'autres parties, l'humanité toute entière progresse vers un mieux, c'est un fait.

C'est ce futur jour béni de l'Harmonie finale divine - donc de l'Harmonie finale terrestre - qui est décrit par l'image de l'Agneau entre les pattes du Lion, de l'enfant entre les mains de l'homme qui, d'ancien prédateur sera désormais devenu protecteur, et pour toujours...


 

 

 

 

L'Esprit est l'identité de la Lumière
La Lumière est la substance de l'Esprit



Engendrée non pas créée
consubstantielle au Père
et par Elle tout a été fait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seigneur,


Change ma guerre en ta paix éternelle,
Échauffe les glaçons de mon cœur endurci,
Et fais qu'à l'avenir je n'aie autre souci
Qu'à suivre le sentier où ta bonté m'appelle.

Dompte les passions de mon âme rebelle
Et lave mon esprit de péché tout noirci,
Dispense ta lumière à mon œil obscurci
Et m'apprends les secrets qu'aux élus tu révèles.

Sur toi tant seulement mon espoir j'ai fondé.
Si grande est mon erreur, plus grande est ta bonté
Qui ne laisse jamais celui qui te réclame.

Purge donc mon esprit et le retire à toi,
Lui donnant pour voler les ailes de la foi,
Sans que l'abus du monde arrête plus mon âme.

 

 

Madeleine de l'Aubespine

 

 

 

 

 

 

 

"Cette Gloire de la Shekinah, cette Lumière qui signale la Présence de Dieu et dans laquelle l'univers vivant est révélé, est toujours féminine pour l'ancien voyant. Elle est l'Eurydice de l'Orphisme. Elle est la reine de l'Océan de Lumière d'Enoch. Elle est l'Egyptienne Isis. Elle est Ishtar des Etoiles, la Fiancée, la Lumière, avec laquelle l'Inconnaissable s'est marié à l'aube de la création et de la joie de cette union l'univers spirituel est né, vit et brille comme un Saint Enfant. Dieu et la Shekinah (et toutes choses inclues) sont un et indissolubles."

 

La gloire de la Shekinah

 

 

 




 

 

 

 

 

"Il disait cela, non qu'il se mît en peine des pauvres,

mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse,

il prenait ce qu'on y mettait."

 

Jean 12:6

 

 

"Tout cela sous le prétexte de redresser

les affaires communes mais, en réalité,

en vue de gains personnels."

 

Antiquités Judaïques 18

 

 

 

 

 

 

 

"La quatrième secte philosophique eut pour fondateur ce Judas le Galiléen. Ses sectateurs s'accordent en général avec la doctrine des Pharisiens, mais ils ont un invincible amour de la liberté, car ils jugent que Dieu est le seul chef et le seul maître. Les genres de mort les plus extraordinaires, les supplices de leurs parents et amis les laissent indifférents, pourvu qu'ils n'aient à appeler aucun homme du nom de maître." 

 

Judas, le sicariote


 

 

 

 

 

"Le salut se réalise en effet à la faveur de la triple descente vers
les siens d'une entité à la fois féminine et androgyne qui se définit
elle-même comme "la Pensée du Père", c'est-à-dire de l'Invisible."

D'Hécate à la Prôtennoia

 

 

 

"Eradicating the Goddess proved to be an impossible task. She survived in myriads of forms in popular belief, veiled as Mary or christian saints. The Virgin Mary occupied a much less powerful position in church doctrine and scriptures than the old pagan Goddess. Folk tradition is another story: there devotion shifted to Mary from the old goddesses and persisted over centuries as new ethnicities entered christendom. Due to this popular pressure and the role it played in the clergy's conversion strategy, Mary escaped the degradation that Gnostic christians ended up heaping on Sophia, and the stigma that theologians cast over Eve. Catholicism ended up absorbing goddess traditions over the centuries, through progressive engorgements, while Gnosticism gradually shed them.

But the story of Sophia does not end there. Her Greek worshippers succeeded in assimilating her to Orthodox christianity, as Hagia Sophia. The greatest cathedral of the Byzantines was raised in honor of this "Holy Wisdom", supported by the great porphyry pillars taken from the Ephesian temple of Artemis. The early Orthodox Greeks regarded Hagia Sophia as a female member of the Trinity, the "Holy Spirit". This strand persisted in Orthodox Christian mysticism, and is still a force in Russian spirituality. Western Christian feminists have also reclaimed it in recent decades.

This title of "Holy Spirit" also belonged to Ruha d'Qudsha, the goddess of the Iraqi Mandaeans. She had been demonized by the Christian era, but she is an Aramaean analogue to the Hebrew Shekhinah: compare Biblical ruach, "spirit", and qadoshah, "holy", and remember, too, the ancient Canaanite-Egyptian goddess QDSU or Qudsha. The Aramaean goddess undergoes the same debasement in Syria and northern Iraq as Sophia had in the eastern Mediterranean. Ruha d'Qudsha, as mother of the seven "evil" planets and zodiac spirits, is another fallen, or rather toppled, goddess. She is called deficient and defective, and must be uplifted and guided by the Father."

 

Khokhmah and Sophia

 

 

 

Présentation

Introduction

 

"C'est moi la Fiancée, et
le Fiancé c'est mon mari
qui m'a engendrée; c'est
moi la mère de mon père
et la soeur de mon mari
et c'est lui mon rejeton."

Le Tonnerre

 

Nag Hammadi


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