"Si de deux vous faites un, que vous
fassiez le dedans comme le dehors,
le dehors comme le dedans"

Evangile de Thomas

 

 

 

 

"Dans les Upanishads, le sel apparaît comme le parfait symbole de la divinité, de ses adorateurs, et de la connaissance dans laquelle tout semble se fondre. Ainsi, à propos de l'âme universelle: « C'est comme une masse de sel, sans intérieur, sans extérieur, entièrement masse de goût, ainsi est cette âme, sans intérieur, sans extérieur, entièrement une masse de connaissance. »"

 

Le sel et le serpent

 

 

commentaires

Olivier 09/06/2013 22:00


 Et je repense à l'importance que les yogis accordent à
la respiration, et à l'apnée (pranayama): pendant cette apnée de quelques secondes, il s'agit peut-être de permettre aux poumons de capturer cet Ormus ?


Du point de vue de la spiritualité ,ce bref moment entre une
inspiration et une expiration constituerait le véritable "vide" , l'absence de toute pensée .


Du point de vue physiologique ,ce moment durant lequel la
respiration est interrompue permettrait aux poumons de se vider de l'air non "utilisé".Une consommation complète de l'air appelé dans les poumons .


Dans le yoga comme dans le bouddhisme ,la respiration consciente
constitue un moyen vers la méditation . Le souffle , c'est un peu une "incarnation " de l'esprit ! La méditation , ce serait penser du plus profond de sa non -pensée ;autrement dit le vide
,l'absence de pensée .


 


 

Madeleine 10/06/2013 14:09



Merci Olivier ;) Je ne sais pas si ça a un rapport, mais on peut remarquer que l'on ne goûte pas le "parfum" des aliments pendant la phase inspir, mais uniquement pendant la phase expir! Et ce
d'autant plus "savoureusement" si l'expir est lent et calme. Quand on sait que c'est le sel qui donne la saveur à ce qu'on goûte, il y a peut-être un rapport avec ce sel/Ormus tout frais que l'on
vient d'emmagasiner à l'inspir ? Ne pas oublier que l'air est humide, donc dans cette eau qui se trouve dans l'air doit certainement se trouver de l'Ormus.

A part cela, j'ai lu je ne sais plus où que, si notre corps contient autant de sel, c'est tout simplement pour empêcher sa putréfaction. C'est donc d'une certaine façon ce sel qui nous maintient
en vie.

Enfin, pour en revenir au "pain de vie" qu'est Jésus et au "sel" qu'est le Christ, on peut se souvenir que l'on parle justement de "pains de sel"! Cela me fait d'ailleurs penser à ce beau doc sur
les gaulois qui est passé vendredi soir sur Arte (redif mercredi matin à 9h15) et où l'on voyait les moules cassés, par milliers, qui permettaient de former des pains de sel. Et l'archéologue qui
en parlait évoquait une "archéologie des déchets"... Bien souvent, c'est aussi ce que j'ai l'impression de faire ici, hélas: exhumer ce qui a été jeté...

(absente quelques jours)


 



Olivier 08/06/2013 13:59


En son temps,je me suis procuré  le livre de Eric de Broqueville "Le secret de Paul" (400 pages).


Le reconsultant ,j'y vois beaucoup de petites marques au crayon dans la marge .Ces références signifient qu'il m'a beaucoup intéressé .


En voici un résumé assez détaillé :


http://www.editions-mols.eu/publication.php?id_pub=18


 

Madeleine 08/06/2013 19:14



Merci Olivier, je vais le lire ;)

A part ça, pour compléter la liste des versets des évangiles où l'on parle de ce sel qu'est le pneuma:

"Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix entre vous." (Marc 9:51)

"Donne-nous aujourd'hui le pain qu'il nous faut." (Matthieu 6:11)

"Jésus ayant pris le pain et ayant béni, le rompit et le donna aux disciples en disant:
Prenez, mangez; ceci est mon corps." (Matthieu 26:26)

Je me demande, sous toutes réserves, si le fait de "rompre" ce pain - qui selon moi est une poudre: l'Ormus - ne revient pas en quelque sorte à "couper" cet Ormus comme certains couperaient de la
drogue, parce que sous sa forme de "pierre philosophale" il serait trop concentré, trop puissant. Désolée si c'est du délire, c'est au moins une proposition ;) John Marco Allégro avait déjà amené
l'idée que Jésus et ses disciples prenaient des psychotropes.

En tous cas, l'étude sur le sel démontre que le Christ "était" ce sel spécifique et, dans les évangiles, Jésus dit, en parlant de lui-même, qu'il "est" ce pain de vie:

"Moi, je suis le pain de vie." (Jean 6:48)

"Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion du corps du Christ ?" (1 Cor. 10:16)

Extrait de l'étude sur le sel, en parlant du Christ:

"Ô toi, incorruptible sel céleste,
Qui a salé le genre humain..."

*******

Quand je pense au Grand Oeuvre alchimique et à la nécessité, pour les alchimistes, de capturer de la rosée pour en extraire un "sel" purifié, je me dis qu'il devait certainement s'agir de
capturer ce fameux Ormus, en suspension dans l'air, grâce à cette rosée qui l'emprisonnait! Et je repense à l'importance que les yogis accordent à la respiration, et à l'apnée (pranayama):
pendant cette apnée de quelques secondes, il s'agit peut-être de permettre aux poumons de capturer cet Ormus ?

Alors comme les alchimistes qui recherchaient une rosée très pure (endroit non pollué), il s'agirait de respirer un air très pur et de le "décanter" dans notre propre corps, pour n'en garder que
l'Ormus. Et c'est là que nous ne sommes pas tous égaux devant la pureté de l'air, hélas...


 



olivier 07/06/2013 15:12


Je me réjouis de retrouver l'idée de l'influence de l'hindouisme sur le christinisme .


La ressemblance ,par exemple , entre Jésus et Nachiketas  dans les Upanishads est frappante . Pas étonnant que le symbolisme du sel y apparait .


Pour en savoir plus ,cet article d'un journal,  classé depuis longtemps dans "mes documents " .


Bonne lecture ! 


 


http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/333181/jesus-s-est-il-forme-en-inde.html


 


 

Madeleine 07/06/2013 17:25



Un grand merci Olivier, très bel apport ;)

J'ignorais personnellement tout de ce Nachiketas. Cela dit, je pense qu'il ne faut pas conclure comme cette étude que Jésus ait étudié en Inde, mais plutôt qu'il s'agit là d'un travail
"universel" qui attend tout être humain à l'âge adulte, quel que soit son pays! Le sacrifice du moi au profit du Soi (sacrifice qui amène tellement de paix intérieure ensuite que cette "mort" est
ce qui peut nous arriver de mieux...)

Le sacrifice de Jésus au profit du Christ, du grain au profit de l'épi...

Peut-être cette légende a-t-elle été amenée en Judée par Thomas ?
Son évangile est très orienté "processus d'individuation", justement.

Très belle étude qui va en faire frissonner plus d'un(e).


 



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"C'est moi la Fiancée, et
le Fiancé c'est mon mari
qui m'a engendrée; c'est
moi la mère de mon père
et la soeur de mon mari
et c'est lui mon rejeton."

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