"Le Dieu bon offre le salut à la seule condition
qu'il soit reconnu; le créateur du monde exige
en outre que la Torah soit accomplie."

Simon de Samarie

 

 

 

 

 

 

 

 

"En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m'a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie." (5:24)


"Et il est écrit dans votre Loi que le témoignage de deux personnes est valable." (8:17)


"Aussi les Juifs n'en cherchaient que davantage à le tuer puisque, non content de violer le sabbat, il appelait encore Dieu son propre [idios] Père, se faisant égal à Dieu." (5:18)


"Ils lui disaient donc: Où est ton Père ? Jésus répondit: Vous ne connaissez ni moi ni mon Père; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père." (8:19)


"Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons; car le salut vient des Juifs mais l'heure vient, et elle est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père dans l'esprit et la vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père." (4:22-23)


"Après ces deux jours, il partit de là pour la Galilée. Jésus avait en effet témoigné lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie." (4:43-44)


"Les Juifs lui répondirent: N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain et que tu as un démon ?" (8:48)


"Vous êtes du diable, votre père, ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n'était pas établi dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui: quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu'il est menteur et père du mensonge." (8:44)


"Qui est de Dieu entend les paroles de Dieu; si vous n'entendez pas, c'est que vous n'êtes pas de Dieu." (8:47)


"Il faut que lui grandisse [NT] et que moi je décroisse [AT]" (3:30)


"Et le Père qui m'a envoyé, lui, a rendu témoignage de moi. Jamais vous n'avez entendu sa voix, ni vu sa figure." (5:37)


"Moïse ne vous a-t-il pas donné la Loi ? (...) Moïse vous a donné la circoncision" (7:19 et 22)


"Je dis ce que j'ai vu chez mon Père; et vous, vous faites ce que vous avez entendu auprès de votre père." (8:38)


"C'est pour un discernement que je suis venu en ce monde." (9:39)


"N'est-il pas écrit dans votre Loi" (10:34)


"Pour que s'accomplisse la parole écrite dans leur Loi" (15:25)


"Ils nous haïssent, et moi et mon Père" (15:24)


"La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi le seul véritable Dieu" (17:3)


"Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés" (17:9)


"Je leur ai fait connaître ton nom" (17:26)


"Ils lui répondirent: Jésus le Nazôréen. Il leur dit: c'est moi" (18:5)

 

commentaires

Madeleine 15/12/2013 18:02

"Le Christ révèle un dieu bon si fondamentalement différent du dieu juste des juifs, que Marcion ressent la vocation impérative de purifier la révélation chrétienne de sa gangue hébraïque et de libérer l'homme de la vindicte de Yhwh. Dès les origines chrétiennes, il s'est opéré un mouvement de "judaïsation" du christianisme qui n'a pas épargné le milieu apostolique. De sorte que la révélation du Christ a été falsifiée par une identification du père de Jésus Christ avec Yhwh."

http://www.chemins-cathares.eu/060200_christianisme_heterodoxe.php

*******

Madeleine 03/12/2013 10:35

Jean 19:29

Hyssôpos = hysope
Hyssôtos = en forme de javelot romain

Une branche d'hysope, c'est tout petit...

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Madeleine 08/11/2013 09:59


Au début du verset 2:18 de la première épître de Jean, le terme utilisé est paidia qui veut dire "petits enfants" (voir Matthieu 19:13). Il est difficile d'envisager qu'un homme puisse
s'adresser ainsi à d'autres hommes. Mais s'il s'agit d'une femme et même d'une femme d'un certain âge - fin des années 40, lors de la rédaction probable de l'évangile, Marie-Madeleine a presque
cinquante ans - alors cela passe, de façon toute maternelle, comme une "mamma" pourrait s'adresser à ses fils, même devenus adultes. Et il n'y a pas de doute que l'auteur s'adresse à des adultes
- et même à des apôtres - comme on peut le déduire des versets 19 et 20 qui suivent.

*******

Quant à la date de rédaction de l'évangile, il a très certainement été rédigé avant la destruction de Jérusalem en 70 car, en Jean 5:2, l'auteur mentionne, à l'indicatif présent estin,
l'existence de la piscine de Béthesda, donc avant qu'elle ne soit détruite en 70:

"Après cela, il y eut une fête des Juifs et Jésus monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près de la Probatique, une piscine qui s'appelle en hébreu Bethesda et qui a cinq portiques." (Jean
5:1-2)

Grâce à Flavius Josèphe, on a une idée assez réaliste de ce que fut la destruction de Jérusalem et on peut imaginer le traumatisme qu'en aurait gardé quelqu'un qui y aurait vécu, comme Jean qui y
possédait une maison! Donc cette "banale" évocation ne peut être qu'historique et témoigner en faveur d'une rédaction précoce. De plus, aucune allusion n'est faite dans l'évangile à une possible
destruction de la ville, si l'évangile avait été écrit après 70.

Même l'Apocalypse, qui "prophétise" la destruction de Jérusalem (= la Grande Prostituée, sous le modèle d'Oholibah) le fait dans des termes tellement extravagants par rapport à la réalité de 70
que, là aussi, on a un écrit qui a dû être rédigé "avant" les événements, du moins dans sa première mouture.

*******

Quant au lieu de rédaction de l'évangile, l'exil à Patmos ou Ephèse était nécessaire pour échapper aux persécutions que subirent les premiers chrétiens et pour mettre le "témoignage" en sécurité.
Cet exil expliquerait aussi pourquoi cet évangile-là fut certainement écrit en grec, originellement, et destiné à des hellénistes, juifs ou non, capables "d'entendre" des versets tels que Jean
8:44, par exemple. Il n'est pas très concevable d'imaginer que ces versets étaient destinés à des juifs non "éveillés" (il en va tout autrement des synoptiques).


 

Madeleine 23/10/2013 19:53


C'est tout de même affligeant de voir que les exégètes ne "comprennent" pas ce qu'ils traduisent. Donc une fois de plus, il faut corriger et c'est tellement important que c'est même vital dans ce
cas-ci, car il s'agit ni plus ni moins du Salut "par" la Foi.

Traduction commune de Jean 1:12

"A ceux qui l'ont reçu, il donne..."

Alors que c'est tout l'inverse qu'il faut traduire:

Ma traduction de Jean 1:12

"Ceux qui le prennent, il leur donne..."

Qu'est-ce que cela veut dire ? Que ceux qui attendent passivement de recevoir le salut du Christ peuvent encore attendre longtemps. Et mourir damnés, car c'est ce qui leur arrivera.

Et qu'au contraire il faut prendre activement le Christ pour devenir enfants de Dieu, pour être sauvés.

Quand Jésus dit: "ta foi t'a sauvée", il ne dit pas: "je t'ai sauvée".
Il dit: "Ta foi t'a sauvée".

La femme qui touche son manteau l'a bel et bien "pris" (Marc 5:30-34)!

- ah mais alors il faut faire un effort ?

*******

Ma traduction de Jean 1:10-12

Il était dans le monde et le monde fut engendré à travers lui,
et le monde ne l'a pas connu.

Il vient parmi les siens et les siens ne l'ont pas reçu.

Mais ceux qui le prennent, il leur donne la grâce: devenir les enfants de Dieu,
à ceux ayant foi en son nom.

*******


 

Madeleine 23/10/2013 10:46


Christ et Sophia/Jean/MM pour la méditation...

[Christ] Il engendre toutes choses à travers lui
et, en dehors de lui, il n'engendre rien qui naisse.

[Sophia] Celui-ci vient pour un témoignage,
afin qu'il rende témoignage à propos de la lumière,
afin que tous les hommes aient foi à travers lui.

(on voit le mouvement de haut en bas et de bas en haut)

[Christ] Celui-là n'était pas la lumière mais
il était la lumière véritable,
qui illumine [baptise] tout homme venu dans le monde.

[Sophia] Celui-ci vient pour un témoignage,
afin qu'il rende témoignage à propos de la lumière,
afin que tous les hommes aient foi à travers lui.

(d'où l'importance de traduire les pronoms démonstratifs)

*******

Autre méditation...

Que signifie le prénom Jean sinon la féminité de Dieu ?

*******


 

Madeleine 22/10/2013 18:59


Ma traduction de Jean 1:6-7

Un homme envoyé d'auprès de Dieu naît.
Son nom: Jean.

Celui-ci vient pour un témoignage,
afin qu'il rende témoignage à propos de la lumière,
afin que tous les hommes aient foi à travers lui.

*******

Notes:

"egeneto" me semblait incorrect à cet endroit (Jean 1:6).
J'ai vérifié dans le papyrus 66 et il s'agit de "Geneto".

"pantes" veut dire tous mais aussi tous les hommes.

"aient foi" (pistis) est plus beau et plus juste que "croient".

"à travers lui" est digne de méditation...
C'est beaucoup plus beau et plus juste que "par lui".

*******

J'ai créé une page que j'alimenterai petit à petit:

Prologue

*******


 

Madeleine 22/10/2013 11:32


Je vais continuer à traduire dans la mesure de mon temps libre, mais je suis devant un dilemne: il est impossible pour moi de traduire que Jean, sous-entendu le Baptiste, est envoyé "d'auprès
[para] de Dieu" (Jean 1:6). C'est impossible théologiquement parlant car Jean-Baptiste était un fils de la femme, sous-entendu un fils de la matrice (l'Hebdomade).

Donc je vais continuer à traduire mais en prévenant le lecteur que le "Ioannes" de Jean 1:6 est Jean l'évangéliste, le témoin de la Lumière, Jean alias
Marie-Madeleine alias Sophia. Car il n'y a que Christ et Sophia qui peuvent être envoyés "d'auprès de Dieu", puisque tous deux font partie de Dieu (tri-unité, Monade).

Ainsi on a devant nous l'évangile écrit par le Paraclet-même et cela fait écho à Jean 15:26 qui dit (traduction commune): "Mais quand le Consolateur sera
venu, que je vous enverrai d'auprès [para] du Père, l'Esprit de vérité qui procède du Père, celui-là rendra témoignage de
moi."

Ainsi le Prologue s'arrête très logiquement à Jean 1:14 y compris, pour s'achever en Jean 21:24 par l'Epilogue où le même témoin écrit (traduction commune): "C'est ce disciple-là qui rend
témoignage de ces choses et qui a écrit ces choses, et nous savons que son témoignage est vrai."

(Jean 21:25 est un ajoût ultérieur indigne de l'évangile)

*******


 

Madeleine 21/10/2013 23:56


Ma traduction de Jean 1:1-5

Dans le Principe était le Logos,
et le Logos était à l'égal de Dieu,
et Dieu était le Logos.

Celui-ci était, dans le Principe, à l'égal de Dieu.

Il engendre toutes choses à travers lui
et, en dehors de lui, il n'engendre rien qui naisse.

En lui était la vie,
et la vie était la lumière des humains.

Et la lumière se montre dans la ténèbre,
et la ténèbre ne la saisit pas.

*******

"C'est moi la parole qui ne peut être saisie."

Le Tonnerre

*******


 

Madeleine 21/10/2013 18:52


Si je parle de "massacrer" le texte, c'est à cause des termes employés: "créer" et "faire"!
Or la Monade est incapable de créer: étant une, elle ne peut pas créer le deux.
Elle ne peut que S'engendrer.

C'est toute la différence, en Genèse 1 et 2, entre Elohim qui S'engendre et Yahvé qui crée.
S'engendrer laisse immortel alors que créer "mortalise".

C'est pour ça que Jésus, en Jean 8:44, dit que Yahvé est "homicide" dès le début. Car il crée le deux (Adam + Eve) en divisant le un (dia-bôl), l'Adam androgyne, rendant ces deux moitiés
mortelles alors que le un était immortel.

*******


 

Madeleine 21/10/2013 18:18


Les traductions "officielles" qui massacrent Jean 1:3

- Tout a été créé par lui ; rien de ce qui a été créé n'a été créé sans lui (Semeur)
- Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui (TOB)
- Tout devient par lui ; hors de lui, rien de ce qui advient ne devient (Chouraqui)
- Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut de ce qui est advenu (soeur Jeanne d'Arc)
- tout par lui a été créé et sans lui rien n'a été créé de ce qui a été créé (Tresmontant)

Ma traduction de Jean 1:3

"Il engendre toutes choses à travers lui et, en dehors de lui, il n'engendre rien qui naisse."

*******


 

Madeleine 19/10/2013 09:43


Ma traduction de Jean 14:23

"Si quelqu'un m'aime, il observera ma parole
et mon Père l'aimera. Et nous irons à lui, et
nous accomplirons le repos en lui."

*******

Pour mon choix de "repos", voir ceci:



Ce concept de "repos" est très important chez les gnostiques où il est question de "demeurer dans le repos". Donc il vaut mieux traduire par "repos" plutôt que par "demeure" pour comprendre toute
l'importance de ce concept gnostique.

Ce verset, traduit de cette façon, montre que ce "repos" est octroyé uniquement par Dieu au moyen du Logos. On peut se tenir prêt ("Si quelqu'un m'aime") mais on ne peut pas créer, par nous-même,
cet espace en nous. C'est un don de Dieu.

Pour ce concept de repos qui équivaut au salut chez les gnostiques, on peut lire "L'évangile de vérité" mais plusieurs manuscrits de Nag Hammadi parlent de ce
sujet si "vital":

"Tel est le lieu des bienheureux. Tel est leur lieu ! Maintenant, quant au reste, qu'ils sachent, en leur lieu, qu'il ne me convient pas, puisque j'en suis arrivé au lieu de repos, de parler
d'autre chose, si ce n'est de là où je vais demeurer, pour être ainsi attentif à chaque instant au Père du Tout ainsi qu'à ceux qui sont véritablement frères, sur
qui ruisselle l'amour du Père et au milieu de qui il ne fait jamais défaut: ceux qui, pour leur part, sont véritablement manifestés, car ils demeurent véritablement et éternellement dans
la Vie et parlent de la lumière parfaite, remplie de la semence du Père, qui se trouve dans son coeur, en plénitude. C'est en lui qu'exulte son Esprit et s'il glorifie Celui en qui il demeure,
c'est qu'il est bon, que sont parfaits ses enfants et qu'ils sont dignes de son Nom. Oui, ce sont bien de tels enfants qu'aime le Père."

L'évangile de vérité

*******


 

Madeleine 19/10/2013 09:36


En matière de traduction, il faudrait revenir au texte grec pur, sans prétention narcissique comme c'est trop souvent le cas (le pompon revenant à Chouraqui, je n'ai jamais lu plus grand
massacre! Et le pluriel Elohim ne prend pas de s à la fin...) et en respectant la nature des mots: un verbe est un verbe, un complément est un complément, une conjonction est souvent vitale pour
joindre, comme son nom l'indique, deux phrases unies dans une même idée, qu'elles se complètent ou qu'elles s'opposent.

Ma traduction de Jean 1:1

"Dans le Principe était le Logos,
et le Logos était à l'égal de Dieu,
et Dieu était le Logos."

La traduction de Chouraqui:

"Entête, lui, le logos et le logos, lui, pour Elohîms,
et le logos, lui, Elohîms."

*******

Pròs avec l'accusatif veut dire aussi: "en comparaison de, à l'égal de, au poids de"
(source: Dictionnaire grec-français de Charles Alexandre, 11e édition, Paris 1850)

La traduction "vers Dieu" communément admise ne veut rien dire.
Encore moins "auprès de Dieu" qui nie le Dieu tri-unitaire...
 
*******


 

Madeleine 12/10/2013 08:40


Clairement il apparaît plusieurs choses importantes à une exégèse attentive, en lisant les deux premiers chapitres de la Genèse.

Genèse 1

Genèse 1 devrait se continuer jusqu'à Genèse 2:3 y compris + la première phrase de 2:4 jusqu'à "quand ils furent créés" et ce, pour quatre raisons:

1. Il n'y a aucune raison que Genèse 1 se termine avec le sixième jour alors que Dieu conclut l'ouvrage au septième jour puis se repose.

2. Jusqu'en Genèse 2:3 y compris, quasiment tous les versets commencent par le nom de Dieu. Les seuls qui échappent à la règle sont des conclusions lapidaires sur ce qui vient d'être fait par
Dieu, y compris Genèse 2:4 (première phrase).
 
3. Il n'y a absolument rien qui soit mis au négatif dans tout Genèse 1 + Genèse 2:1-4 (première phrase) car en Dieu, tout est - logiquement - positif. Par
contre le négatif arrive de façon brutale avec Genèse 2:5 ce qui démontre une écriture humaine (duelle).

4. Il n'y a aucune raison que le nom de Dieu passe soudainement d'Elohim à Yahvé, en Genèse 2:4 (deuxième phrase).

Donc, la conclusion qui s'impose est que Genèse 1 + Genèse 2:1-4 (première phrase) a été donnée par Dieu et que tout le reste a été inventé par Moïse et ses
pairs!

Alors la Genèse "vue par Moïse" et non par Dieu commence logiquement ainsi:

Genèse 2:4 deuxième phrase

"Au temps où Yahvé Dieu fit la terre et le ciel, il n'y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe..." etc etc.

Et du coup on ne s'étonne plus que Moïse, avec ses moyens limités d'humain (ceci dit sans mépris), invente la fabrication des êtres humains à partir de la glaise du sol, quand Dieu en Genèse 1
"se contentait" de s'engendrer.

*******

Cette exégèse rigoureuse pourra paraître prétentieuse à certains mais il s'agit ni plus ni moins de "rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu et à César ce qui appartient à César" (en l'occurrence
Moïse et Aaron).

Voilà qui est fait.

"Celui qui est de Dieu entend les paroles de Dieu." (Jean 8:47)

*******


 

Madeleine 11/10/2013 14:23


Pour ceux et celles qui ne comprendraient pas pourquoi Elohim est au pluriel alors que je l'appelle Monade:

Il ne s'agit bien entendu pas d'un groupe de plusieurs dieux mais d'une Trinité (une tri-unité) composée de l'Esprit, du Logos et de la Sophia. Ou encore: du Père, du Fils et du Saint de
l'Esprit. Mais, comme je l'ai déjà écrit ailleurs sur ce blog, le Logos est l'expression de l'Esprit et la Sophia en est le contenant, la forme. Donc les trois sont en un, et
c'est pour ça que Dieu au singulier (un) est ici mis au pluriel (trois).

Prenons un être humain: il est un corps (équivalent de Sophia), une identité qui gère ce corps (équivalent de l'Esprit) et l'expression de cette identité (équivalent du Logos). Mais on ne peut
pas mettre côte à côte son corps, son identité et son expression, comme s'il s'agissait de trois unités séparées! Ainsi en est-il de la Trinité.

Je me souviens d'une conversation dans un train avec une juive érudite qui me disait que, pour Alexandre Adler, juifs et chrétiens ne pourraient jamais s'entendre à cause de la Trinité,
justement. Car pour les juifs Dieu serait unique (on voit avec l'Hebdomade qu'il n'en est rien...) et pour les chrétiens Dieu serait trois: le Père, le Fils et le Saint Esprit. J'espère que cette
petite mise au point éclairera ceux et celles qui pensent comme lui.

*******


 

Madeleine 11/10/2013 09:33


Dans la vision gnostique de la Genèse, Yahvé, surnommé Yaldabaoth, est créé par une certaine Sophia. Les gnostiques imaginent qu'il y a deux Sophia, une supérieure intouchable et une émanation
inférieure qui a "fauté", mais la vérité est beaucoup plus simple à comprendre.

On voit ci-dessus qu'en Genèse 1:27, Elohim a engendré l'Homme, androgyne, constitué de deux polarités: Logos et Sophia. Et on lit dans Genèse 1:28 qu'Elohim leur a donné tout pouvoir: "Dieu les
bénit et leur dit: Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre."

(On va retrouver cela en Matthieu 28:18 quand le Sauveur, qui est la manifestation du Logos ci-dessus, dit à ses disciples: "Toute autorité m'a été donnée dans le
ciel et sur la terre.")

Sophia donc, obéissant à l'ordre d'Elohim, va créer Yahvé mais elle va le faire sans le consentement de son parèdre, le Logos. Et l'on comprend ici pourquoi la Bible n'utilise que des consonnes
car Sophia, qui est le Saint de l'Esprit (l'Esprit Saint), n'est qu'un contenant! Donc elle va créer l'avorton, Yahvé, à qui il va logiquement manquer le contenu, l'Esprit exprimé par le
Logos, les voyelles (et quand Yahvé va "dicter" la Torah à Moïse, il va lui manquer ces fameuses voyelles).

Tout comme le Sauveur est la manifestation du Logos, de l'Expression de l'Esprit, Marie-Madeleine est la manifestation de Sophia, du Saint de l'Esprit. Et on
va retrouver, dans la version gnostique de la création de Yahvé alias Yaldabaoth, les larmes magdaléennes que Sophia va verser, en s'apercevant de son erreur, de sa "faute": avoir créé cet
avorton sans l'aide du Logos!

Avorton qui va ensuite engendrer six autres manifestations de lui (dont Sabaoth, Adonaï, Iao, etc) ce qui fera sept démiurges au total, qui sont appelés l'Hebdomade. Et on va logiquement
retrouver ces "sept daemons" dans l'allusion que Luc fait, à propos de Marie-Madeleine: "de laquelle sept démons étaient sortis" (Luc 8:2).

Les sept daemons
*******


 

Madeleine 10/10/2013 23:02


Elohim commande, Yahvé discute...

Clairement, il apparaît que Genèse 2 a été écrit par une autre "main" que Genèse 1: en plus des deux noms différents de Dieu utilisés et des deux êtres créés (Homme engendré et homme créé), il y
a des différences fondamentales d'écriture entre Genèse 1 et Genèse 2.

En Genèse 1, Elohim ordonne et, en Genèse 2 et suivants, Yahvé discute, interpelle ses créatures et se questionne, par exemple: "Il n'est pas bon que l'homme soit seul", etc.

On voit donc nettement un Dieu impérial, qui sait ce qu'il fait, et un démiurge... limité.

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Voilà. Plus haut dans mes commentaires de cet article, j'espérais qu'on puisse retrouver la trace du Dieu El, antérieur à Yahvé. Un Dieu Un, avant celui qui allait diviser le monde. Eh
bien je crois que c'est chose faite ici, avec ce Dieu Elohim de Genèse 1! Et ce n'est certainement pas anodin si Yahvé, le diable selon Jésus (Jean 8:44), apparaît en Genèse 2, le nombre de la
dualité...

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Madeleine 10/10/2013 15:33


Quelques méditations personnelles...

Quand on dit que "Dieu fit l'homme à son image", ce n'est pas exact puisqu'il ne s'agit pas d'une création mais d'un engendrement. "Dieu engendra de Lui une image qui est l'Homme", voilà qui est
plus exact et qui change les perspectives.

Il faudrait retrouver les plus anciennes versions de la Bible, je suis persuadée qu'on y retrouverait, non pas "mâle et femelle il les créa" mais plutôt "mâle
tout autant que femelle il le créa." Car Dieu est tout autant mâle que femelle.

Si donc l'Homme, image impeccable de Dieu, donc androgyne, vierge mâle, a été divisé, il n'a pas pû l'être par Dieu, la Monade. Tout simplement parce que, dans la Monade donc au niveau de
Dieu, il n'y a aucune notion de dualité ni même d'altérité.

Supposons un bébé qui soit déposé sur une île déserte et qui arrive à survivre et à grandir, totalement seul et coupé du monde. Comment ce bébé pourrait-il avoir la moindre notion de "l'autre"
(altérité) et, plus fort encore, d'un autre qui serait "contre" lui (dualité) ? Ainsi Dieu est comme ce bébé.

Alors par "qui" l'Homme a-t-il été divisé, si cela n'a pas été fait par Dieu la Monade ?

Ou alors ce n'est pas l'Homme qui a été divisé! Pourquoi en Genèse 1:27 parle-t-on de Dieu et du sixième jour et puis, en Genèse 2:7 parle-t-on de l'Eternel,
après le septième jour, et de sa création d'un homme de poussière ?

Alors tout s'éclaire:

"Dieu le dieu" fit l'Homme céleste comme image ou manifestation androgyne de Lui.
Et cet Homme céleste est Logos-Sophia.

Et "l'Eternel le démiurge" créa l'homme terrestre.
Et cet homme terrestre, divisé, est Adam et Eve.

On voit donc bien qu'il s'agit de deux dieux différents (Elohiym et Yehovah).

*******

Autre réflexion:

Dans le nom de "Ieschoua", on retrouve les cinq voyelles du son Un. Mais alors il faudrait presque le prononcer "i e o u a" et pas "i e ou a" et le prononcer très lentement pour ne pas couper ou
"contraindre" le son.

Et on peut aussi méditer sur l'apport du "shin"...

Lettre Shin

*******


 

Madeleine 09/10/2013 19:21


Il y a des formules gnostiques, dans les manuscrits de Nag Hammadi. Et on peut voir qu'il y a beaucoup de voyelles, alors que l'hébreu s'écrit avec des consonnes. On peut alors imaginer que les
voyelles seraient le contenu et les consonnes, le contenant, comme Dieu (contenu) se trouve en Sophia (contenant)...

Si on ne prononce que des voyelles, il n'y a rien qui "coupe" le son. Il reste Un.
Pourrait-on faire une thérapie de "retour à l'Un" en psalmodiant des voyelles ? ;)

*******


 

Madeleine 09/10/2013 16:33


En Jean 6:51, il doit y avoir eu une erreur de traduction car l'emploi du mode futur est inconcevable sur les mots: "Et ce pain que je donnerai, c'est ma chair que je donnerai pour la vie du
monde."

Le Sauveur est en train de parler de sa chair et on sait par Jean 1:14 que cette chair n'est évidemment pas une chair humaine mais la Parole: "Et la Parole devint
chair." Donc il s'agit d'ingérer cette Parole et de la faire sienne, c'est-à-dire de la prononcer. Car cette Parole, ce Logos, est le pont entre nous et Dieu (pont ou porte, comme on
veut).

Bien loin de toute "eucharistie" matérielle pratiquée par les judéo-chrétiens, il s'agissait ici de mots secrets qui avaient des pouvoirs magiques et qu'il
fallait prononcer, et on peut penser à des mots qui ressemblaient aux "Lettres éphésiennes" (tiens, Ephèse...) qui coûtaient une fortune.

On a vu chez Flavius Josèphe que le thaumaturge soignait "par la parole et le commandement"...

*******

"Soeur, nous savons que le Sauveur te préférait aux autres femmes, rapporte-nous les paroles du Sauveur que tu as en mémoire, celles que tu connais mais nous
pas et que nous n'avons pas entendues." (Evangile de Marie)

Ici Pierre s'en fiche bien d'avoir un "enseignement", il veut juste les "paroles". Le pouvoir. Comme par hasard, dans les Actes, quand Simon de Samarie veut soit disant "acheter" ces paroles
magiques, le même Pierre le maudit... cherchez l'erreur...

"Et quant aux paroles qu'il a prononcées, il les a toutes prononcées en soixante-douze langues. Et il a ouvert les portes des cieux par ses paroles. Et il a
fait honte à celui qui règne sur l'Hadès. Il a ressuscité les morts et anéanti sa seigneurie."

Il s'agit bien évidemment de Simon, celui qui est la "Grande Puissance":

Le concept de notre Grande
Puissance

*******


 

Madeleine 02/10/2013 16:54


Ainsi l'auteur de cet évangile gnostique était la compagne du Sauveur.
Apôtre des apôtres, "parmi" les Douze, et évangéliste... rien que ça...

Celle qui témoigne, aussi, qui garde vivante la Parole:

"C'est ce disciple-là qui rend témoignage de ces choses et qui a écrit ces choses,
et nous savons que son témoignage est vrai."

Jean 21:24

*******


 

aletheias 24/08/2013 10:31


Quel magnifique florilège des logia gnostique de Jésus ! La plupart sont sur mon blog, mais j’e t’en pique 2-3. Et quelques
pistes de lecture intelligente et pertinente que je creuserai au moment opportun

Madeleine 24/08/2013 10:36



Merci Aletheias, à bientôt de te lire 


 



Madeleine 23/08/2013 11:11


J'écris ci-dessus: "à présent, je vais au Silence". Mais on ne peut y aller qu'avec le sentiment du devoir accompli... Donc encore quelques mots d'exégèse car le sujet est primordial, pour qui
s'intéresse à l'enseignement "véritable" de Jésus.

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"En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m'a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est
passé de la mort à la vie." (5:24)

Phrase extrêmement importante car elle montre que la simple "reconnaissance" dans le Père de Jésus "octroit" le salut éternel. Déjà par ces mots, on voit que le Père
de Jésus n'est pas Yahvé puisqu'alors, les juifs "reconnaissant" Yahvé comme étant leur dieu, ils seraient tous automatiquement sauvés sans avoir besoin d'obéir à la Loi!

"Et il est écrit dans votre Loi que le témoignage de deux personnes est valable." (8:17)

Votre Loi: d'où l'importance de traduire ce qui est écrit et pas ce qu'on interprète (comme "la Torah" par exemple...) car ce "votre" montre que Jésus ne s'associe
pas aux juifs, sinon il aurait dit "notre" Loi ou "la" Loi.

"Aussi les Juifs n'en cherchaient que davantage à le tuer puisque, non content de violer le sabbat, il appelait encore Dieu son propre [idios] Père, se
faisant égal à Dieu." (5:18)

L'emploi de "idios" (particulier, à l'écart) montre là encore qu'il s'agit d'un Père propre à Jésus et pas le père des juifs, Yahvé.

"Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que connaissons; car le salut vient des Juifs mais l'heure vient, et c'est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père dans l'esprit et la vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père."
(4:22-23)

"Le salut vient des Juifs": je ne pense pas trop m'avancer en disant que la phrase initiale devait être "le salut vient du Judaïsme", autrement dit, du respect de la
Torah. Voilà donc encore une preuve du schisme ("car... mais") puisque, pour Jésus, le salut vient de la reconnaissance, en esprit et en vérité, de son Père.

"Après ces deux jours, il partit de là pour la Galilée. Jésus avait en effet témoigné lui-même qu'un prophète n'est pas
honoré dans sa propre patrie." (4:43-44)

Importance capitale de traduire ce "gar" (car/en effet): Jésus ne reste pas en Samarie "car/en effet" un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie. Et au
verset suivant les Galiléens l'honorent. Cela prouve bien que la patrie de Jésus est la Samarie et pas la Galilée. Et on le voit encore ici-dessous:

"Les Juifs lui répondirent: N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain et que tu as un démon ?" (8:48)

Jésus répond en disant uniquement qu'il n'a pas de démon. S'il n'était pas un Samaritain, il ne manquerait pas de préciser, choqué vu les rapports entre Samaritains
et Juifs: "je ne suis pas un Samaritain et je n'ai pas de démon". Or il dit seulement: "Je n'ai pas de démon". Comment pouvez-vous ne pas voir ça ? Qu'est-ce encore qu'un exégète de nos jours
?

"Vous êtes du diable, votre père, ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n'était pas établi dans
la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui: quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu'il est menteur et père du mensonge." (8:44)

J'ai assez souligné qu'ici, Jésus parle de Yahvé qu'il prend pour le diable (et Yahvé est effectivement un "diviseur": Babel, Adam, pour ne citer que ces exemples
éminemment "fondateurs" de l'humanité). Donc faire de Jésus le fils de Yahvé comme la plupart des judéo-chrétiens le font, c'est insulter profondément Jésus dans sa foi en son Père
bien-aimé et dans son enseignement véritable.

"Qui est de Dieu entend les paroles de Dieu; si vous n'entendez pas, c'est que vous n'êtes pas de Dieu." (8:47)

2000 ans que l'humanité prouve qu'elle n'est pas de Dieu, à part quelques pneumatiques.

"Il faut que lui grandisse [NT] et que moi je décroisse [AT]" (3:30)

Comme je l'ai mis entre crochets, c'est la marque du schisme entre Ancien et Nouveau Testament. On peut voir cet effet "Janus temporel" chez trois couples de
personnages: Jean-Baptiste et Jean l'évangéliste, Marie (sygagoga iudaeorum) et Marie-Madeleine (ecclesia gentium), Simon-Pierre et Simon de Samarie (dans les Reconnaissances
Clémentines).

"Et le Père qui m'a envoyé, lui, a rendu témoignage de moi. Jamais vous n'avez entendu sa voix, ni vu sa figure." (5:37)

Si le Père dont parle Jésus était Yahvé, alors ce "jamais" n'a pas de sens puisque Yahvé parle abondamment dans la Bible.

"Moïse ne vous a-t-il pas donné la Loi ? (...) Moïse vous a donné la circoncision" (7:19 et 22)

De nouveau ce "vous" et pas "nous".

"C'est pour un discernement que je suis venu en ce monde." (9:39)

Discerner, cela veut dire étymologiquement "défaire l'action de cerner". Donc c'est un terme de libération: on cerne avec une clôture ou un dogme, on "dis-cerne"
quand on ouvre la clôture, quand on libère du dogme. D'ailleurs Jésus est considéré comme un libérateur.

"N'est-il pas écrit dans votre Loi" (10:34)
"Pour que s'accomplisse la parole écrite dans leur Loi" (15:25)

De nouveau l'emploi de ce possessif dont Jésus s'exclut expressément.

"Ils nous haïssent, et moi et mon Père" (15:24)

Rien que ça prouve que le Père de Jésus n'est pas Yahvé.
Car les juifs adorent Yahvé, ils ne l'auraient jamais "haï".

"La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi le seul véritable Dieu" (17:3)

Enseignement gnostique puisque Yahvé y est considéré comme un faux dieu.

"Ils lui répondirent: Jésus le Nazôréen. Il leur dit: c'est moi" (18:5)

Jésus était donc un Nazôréen (voir le mandéisme) et pas "de Nazareth".
Les Nazôréens étaient des monachoi, des séparés.

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Madeleine 26/07/2013 10:29


"Les pharisiens, ayant entendu cela, dirent: Cet homme ne chasse les démons que par Béelzéboul, prince des démons." (Matthieu 12:24)

Je crois qu'on peut trouver, dans ce "Béelzéboul" une étymologie qui contiendrait les dieux Bêl [Béel] et Bôl [boul]. Je fais des recherches à propos de la particule ze en sumérien.

"Chasser les démons" reviendrait alors à:

- chasser les diables
- chasser les dia-Bôl
- chasser les divisions du Un
- réunifier les êtres divisés

Voir l'évangile de Thomas où Jésus nous invite à "faire le deux un" au logion 22.

Alors si Jésus dit de Marie-Madeleine qu'elle sera la perfection des perfections (dans la Pistis Sophia), cela veut dire qu'elle aura réussi à réunifier en elle les sept démons qui nous divisent
tous, les sept "dia-Bôl", les sept divisions du Un. Voici ma vision personnelle de ces sept divisions avec, entre parenthèses, leur réunification ou encore l'endroit de l'unité:

- le masculin et le féminin (l'androgynat)
- l'être et le paraître (le Soi)
- le dominateur et le soumis (le négociateur)
- le bien et le mal (le neutre)
- le passé et l'avenir (vivre au présent)
- le vivant et le mort (le corps de lumière)
- l'objectivité et la subjectivité (l'observation)

En quelque sorte, un processus d'individuation ;)

"Le Soi étant assimilé, dans la culture chrétienne à l'imago dei (l'image de Dieu), archétype central de l'inconscient collectif, la connaissance de soi est souvent citée dans les écrits
religieux, comme une cognitio Dei (la connaissance de Dieu). En Inde et dans l'hindouisme, le Soi est l'atman."

L'Individuation

A présent, je vais au Silence.
Madeleine

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Madeleine 25/07/2013 19:28


Une autre étymologie possible pour Babel (mais la mienne est + juste):

"Son nom est composé du chaldéen BB, l'oeil, la prunelle, la porte, l'entrée, et de BeL, nom célèbre dans la Babylonie, où il désignait la Divinité, le Dieu Bel, Bôl ou Bôôl; le chef suprême, le
seigneur, le maître, celui qui unit, qui marie, qui mêle les sexes et les éléments des êtres."

Aeloïm ou les Dieux de Moïse

Je préfère mon étymologie toute personnelle pour Ba-Bel: "division-Bel" (quand Bel fut divisé par Yahvé) car il n'y a pas de raison qu'il y ait trois BBB qui se suivent comme si c'était BB-BeL.
Ensuite la Bible est claire à ce sujet: si ce lieu reçut le nom de Babel, c'est "à cause" de la division, de la dispersion.

Cela dit, si je cite cet extrait, c'est pour donner des infos supplémentaires sur le dieu Bôl, et on peut y retrouver le Jésus gnostique des écrits apocryphes de Nag Hammadi: celui qui marie les
sexes ("faire le deux un" et aussi le logion 114 de Thomas), celui qui unifie. Et celui qui était appelé Seigneur et Maître (Jean 13:13) comme dans l'extrait ci-dessus! Cela fait un peu beaucoup,
n'est-ce pas ? ;)

Enfin, quand on regarde le Christ ci-dessus, on voit qu'effectivement il "unit les sexes" en lui/elle: il suffit de cacher avec la main le côté gauche et le côté droit de son visage: à gauche
c'est un homme, à droite c'est une femme.


 

Madeleine 25/07/2013 16:15


J'ignore où l'auteure de la thèse sur Eros et Psyché a déniché que "Bol" en copte veut dire "Maître" (si quelqu'un peut confirmer ou infirmer...). Car en faisant une petite recherche, je vois que
"bol" en copte serait l'adverbe qui voudrait dire "en dehors".

Je trouve très remarquable que le nom de Dieu veuille dire: "en dehors", comme par exemple en dehors de la sphère du monde! Puisque Dieu est non-manifesté, il est effectivement en dehors du
manifesté. Il est aussi en dehors de toute définition, étant infini...



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Madeleine 25/07/2013 15:08


Suite et fin, dans l'article, des versets gnostiques en Jean
(répétitions exceptées), en pointant ici le plus important:

"Ils nous haïssent, et moi et mon Père" (15:24)

Rien que ce verset montre de façon irréfutable
que le Père de Jésus n'est pas Yahvé!

Souligner aussi que "Maître" en copte se dit "Bol":

Eros et Psyché

"Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien car je le suis" (13:13)

Encore un coup de Bôl ? ;)

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Madeleine 24/07/2013 13:43


De nouveaux versets qui témoignent de l'enseignement "gnostique" de Jésus - deux dieux Yahvé et le Père de Jésus d'une part, et le salut par la Connaissance et non par la Torah, d'autre part -
ont été ajoutés à l'article. Je continuerai ces prochains jours, il suffira de venir sur cet article. Bien sûr si vous voyez d'autres versets - qui ne soient pas redondants avec ceux postés -
votre commentaire est le bienvenu!


 

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"C'est moi la Fiancée, et
le Fiancé c'est mon mari
qui m'a engendrée; c'est
moi la mère de mon père
et la soeur de mon mari
et c'est lui mon rejeton."

Le Tonnerre

 

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