"C'est pour avoir obéi à son Père en vue
de notre salut qu'il a été appelé Simon,
c'est-à-dire l'obéissant (hébr. shama)."

 

 

 

 

"L'Evangile simonien ne s'adressait pas seulement aux gens de Samarie ou de Jérusalem, mais encore à l'ensemble des hommes de bonne volonté. Il exposait une religion catholique pour laquelle il n'y avait ni Juifs, ni Grecs, ni Scythes, ni Barbares, où toutes les races et toutes les nations étaient appelées à communier dans une même foi.

Par ailleurs l'ouvrage était divisé en "quatre sections". Comme le texte de Marouta associe ces quatre sections aux quatre coins du monde, il donne à penser que chacune correspondait à une des quatre parties de la terre connue. A ce propos il est curieux de constater que Saint Irénée, comptant quatre Evangiles canoniques, en justifie le nombre par une considération analogue: "Comme il y a quatre régions du monde où nous sommes et quatre vents principaux, comme d'autre part l'Eglise s'est répandue sur toute la terre et l'Evangile est sa colonne, son souffle vivant, il est nécessaire qu'elle ait quatre colonnes qui soufflent l'immortalité et vivifient les hommes."

Enfin, le seul qualificatif d'Evangile, qui est donné à l'oeuvre des Simoniens, permet de supposer qu'il y était question de la vie et de l'oeuvre du Christ. Mais le contexte montre que ce même Christ y était présenté sous les traits de Simon."

 

L'Evangile de Simon

 

 

commentaires

Madeleine 19/12/2013 23:34

Jacques le Juste étant appelé "frère du Seigneur", s'il est son beau-frère par Marie-Madeleine alias Jean, cela expliquerait l'appellation insolite de "frère": ni frère ni cousin mais beau-frère (et Jacques est bien le frère de Mariamne/MM, voir les Naassènes).

J'ai déjà démontré sur ce blog que, selon moi, il n'y a qu'un seul Jacques et c'est Jacques, le frère de Jean/MM, celui qui deviendra une des trois colonnes du Christ et qui sera d'ailleurs la première d'entre elles: Jacques le Juste! Même l'appellation Jacques le Majeur pourrait correspondre à cette première place.

Quand on étudie les évangiles canoniques, on voit que Pierre, Jean et Jacques sont toujours réunis à eux trois. Mais quand on étudie les manuscrits de Nag Hammadi, on retrouve aussi trois disciples étroitement unis, avec les mêmes prénoms exactement: Pierre, Jean et Jacques! Il est inconcevable qu'il s'agisse de deux Jacques différents. Jacques le Majeur est donc bien Jacques le Juste et cette extraordinaire "prophétie" de Jésus, en Thomas logion 12, prend alors tout son sens: "D'où que vous veniez, vous irez vers Jacques le Juste". Le pélerinage de Compostelle, au début, avait pour consigne que, d'où que l'on habite, on parte à partir de son propre seuil vers Jacques, à Compostelle...

http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_thomas.asp

De plus, selon sa légende, Lazare serait mort trente ans après sa "résurrection", c'est-à-dire, si l'on en croit l'histoire officielle, vers l'an 60. Et Jacques le Juste serait mort en 62.

*******

Madeleine 18/12/2013 14:00

En faisant une recherche sur le dieu phénicien Eshmoun - car le prénom de Simon pourrait venir d'Eshmoun vu qu'il s'agit d'un dieu guérisseur et Jésus/Simon est un dieu guérisseur - je trouve une info intéressante:

"Les Terres cuites de Kittion, aujourd'hui Larnaca, dans l'île de Chypre (...). Ce sont des débris de statuettes religieuses, mêlés à des inscriptions en l'honneur d'Artémis-Paralia, du héros local Mélanthios et d'un dieu phénicien nommé Eshmoun-Melqarth."

http://www.archive.org/stream/revuedelhistoire0506pari/revuedelhistoire0506pari_djvu.txt

Ce nom de Kittion me fait penser à Gitton (différentes orthographes existent), l'endroit où Simon de Samarie serait né. Et l'évocation de Chypre me parle car, en lisant les Antiquités Judaïques de Flavius Josèphe, Livre XX-7, j'avais découvert ce passage où, selon moi, il s'agit de Simon de Samarie:

"Au moment où Félix était procurateur de Judée, il vit Drusilla, et, comme elle l'emportait en beauté sur toutes les femmes, il s'éprit de passion pour elle. Il lui envoya un Juif cypriote de ses amis, nominé Simon, qui se prétendait magicien, et il essaya de la décider à quitter son mari pour l'épouser."

http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/juda20.htm

D'abord la date - Félix fut procurateur de Judée de 52 à 60 - correspond à la présence de Simon en Judée. Ensuite un "Simon magicien", juif, pourrait pleinement correspondre à Simon qui serait né, dans ce cas, non pas en Samarie mais à Chypre, dans la ville de Kittion dérivée en Gitton! Et ces fragments de statuettes religieuses, mêlant Artémis et Eshmoun, finissent de me convaincre car il y avait un temple dédié à Artémis d'Ephèse en Samarie, à Sichem.

Donc Simon - qui selon moi est Jésus, c'est-à-dire le Sauveur - serait né à Chypre, en la ville de Kittion aujourd'hui Larnaca. De toutes façons, son appellation de samaritain ne pouvait pas correspondre à un samaritain de souche, ceux qui ne reconnaissent que le Pentateuque et Garizim, puisque Simon rejette la Torah en bloc (par contre, il "accomplira" les Ecritures pour être crédible aux yeux des juifs à convertir à sa cause de Messie).

*******

Mais il y a encore mieux...

Selon la tradition, Lazare fut d'abord enterré... en la ville de Citium (Larnaca) dans l'île de Chypre! Citium c'est Kittion, c'est-à-dire exactement là où, selon mes conclusions ci-dessus, je fais naître Simon! Coïncidence ou logique historique ?

Lazare était de Béthanie, là où se trouve aussi Marie-Madeleine et, comme par hasard, aussi un "Simon le lépreux" qui est, selon moi, Simon de Samarie. Mais puisque, selon moi toujours, Simon est le même que Jésus, alors ce Simon le lépreux serait Jésus lui-même! Quand on lit les évangiles, jamais Jésus ne s'adresse à ce Simon-là à Béthanie (qui est différent de Simon le pharisien chez qui la pécheresse "entre" alors que chez Simon le lépreux Marie "s'y trouve") et, étrangement, ce Simon le lépreux est absent alors que Lazare est mort et que tout le monde le pleure. De plus, Marie semble reprocher à Jésus sa propre absence lors de la mort de Lazare (Jean 11:32), comme si Jésus était lui-même le maître des lieux (et on sait qu'il va beaucoup à Béthanie)...

D'autre part, si Simon était vraiment "lépreux", alors on aurait écrit Simon qui était lépreux, ou Simon lépreux. L'article "le" signifie certainement un terme allégorique d'identification (comme Marie "la" Madeleine). Mais lequel ? "Lepros" en grec veut dire lépreux mais aussi raboteux, écailleux. Ecailleux... comme un poisson, le symbole de Jésus ?

Cela ne sous-entend pas que Lazare, Marthe et Marie soient les enfants de Jésus/Simon mais simplement qu'ils font partie de sa famille toute proche. Si Marie-Madeleine est la compagne de Simon, alors Lazare est un peu comme le beau-frère de Jésus/Simon! On peut aussi imaginer que Béthanie était une sorte de "pied-à-terre" pour Jésus et son entourage, quand il venait à Jérusalem (un hôtel aurait été trop dangereux). Et donc il est logique d'imaginer que Jésus/Simon soit lui-même le maître des lieux. D'ailleurs quand il vient à Béthanie, en Jean 12:2, on "lui" (autô) fait un souper. S'il n'était pas le maître des lieux, Jean aurait écrit que Jésus est "invité", comme à Cana...

*******

Enfin, encore un syllogisme comme je les aime:

Si Lazare est le frère de Marie (la Madeleine)
Si Marie la Madeleine est Jean, le "frère" de Jacques
alors Jacques peut être Lazare!

Or Jacques est, avec Marie-Madeleine/Jean, l'autre disciple "bien-aimé" de Jésus (Jean 20:2). Quoi de plus normal alors que ceci:

- "Seigneur, celui que tu AIMES est malade" (Jean 11:3)
- "Les juifs disent: "voyez comme il L'AIMAIT!" (Jean 11:36)

A noter que le prénom "Jacques" n'apparaît jamais dans l'évangile de "Jean"! Si Jean est Marie-Madeleine et si Jacques est Lazare, alors puisque MM témoigne de la vérité dans son évangile, elle ne peut pas écrire ces deux prénoms qui seraient des faux. D'où les appellations de "bien-aimés" qui, elles, sont véridiques.

*******

Et les deux "disciples bien-aimés" se trouveraient même réunis dans la mort:

"Quant à Lazare (...) son tombeau se voyait à Citium (Larnaca), dans l'île de Chypre, où l'on trouve encore une vieille église de son vocable. C'est de là, en effet, que son corps fut tiré, en 899, par l'empereur Léon VI, pour être transporté à Constantinople, avec celui de sainte Madeleine venu d'Ephèse. On les déposa dans une église nouvellement érigée au lieu appelé Topoi, tout près de la mer, au dessous de l'ancien palais impérial, à l'endroit où le Bosphore débouche dans la Propontide."

http://www.liberius.net/livres/Sainte_Marie-Madeleine_%28tome_1%29_000000900.pdf

*******

Madeleine 11/12/2013 19:33

Sur Simon, je rappelle cette très complète étude de G.R.S. Mead (en anglais).
Marie-Madeleine y est évoquée aussi...

http://www.gutenberg.org/files/12892/12892-h/12892-h.htm

*******

Présentation

Introduction

 

"C'est moi la Fiancée, et
le Fiancé c'est mon mari
qui m'a engendrée; c'est
moi la mère de mon père
et la soeur de mon mari
et c'est lui mon rejeton."

Le Tonnerre

 

Nag Hammadi


Rechercher

Contact