"Ne t'occupe pas de moi,
car je ne suis pas encore
monté vers mon Père.


Mais va vers mes frères
et dis-leur: je monte vers
mon Père et votre Père,
mon Dieu et votre Dieu."

Jean 20:17

 

 

commentaires

Madeleine 18/07/2016 15:12

''Ne t'occupe pas de moi,
car je ne suis pas encore
monté vers mon Père.''

Je ne suis pas encore monté vers mon Père, en conséquence de quoi, ne fais pas cela. La conjonction ''gar'' (car) montre une conséquence du fait de ne pas encore être monté vers le Père. Donc il est faux de traduire ''ne me touche pas'' (avec toutes les gloses sur le fait que Jésus serait intouchable dans son corps de gloire, etc) car cela n'a rien à voir avec le fait de monter vers le Père. Il faudrait plutôt traduire ''aptou'' par un verbe qui montre une opposition à cette montée. Et cette opposition, c'est de retenir Jésus, de l'empêcher de monter.

Ceci précisé, mon dictionnaire (grec-français de Charles Alexandre) propose pour aptô, à la voix moyenne : ''s'attacher à, mettre la main à, s'occuper de''. Mais aussi ''toucher''. Donc comment choisir ?

''Mais va vers mes frères'' : le ''mais'' montre ici aussi une opposition avec ce qui vient d'être dit. Donc l'impératif ''poreuou'' doit être opposé à ''aptou''. Et on voit bien que ''toucher'' n'est pas opposé au fait d'aller vers les frères.

Donc la seule traduction possible est ''ne t'occupe pas de moi'' mais va t'occuper de mes frères.

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Encore et toujours, garder fidèlement (têreô) les paroles de Jésus, car :

''Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera.
Et nous viendrons à lui, et nous ferons halte auprès de lui.'' (Jean 14:23)

Cet amour n'en vaut-il pas la peine ?

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Madeleine 25/07/2016 10:11

Dans la liste des incohérences relevées lors de la soi-disant ''apparition'' de Jésus (voir plus bas), on peut aussi rappeler qu'il a livré ou transmis (paradidômi) le pneuma, en Jean 19:30, et qu'alors il ne le possède plus. Il ne peut donc pas le souffler sur les disciples, en Jean 20:22.

Redire également que, si Jésus livre l'esprit (et non son esprit comme c'est trop souvent traduit), il ne livre pas l'âme. Ce qui signifie qu'il ne meurt pas (et cela sera confirmé par le sang qui jaillit de son côté).

Et si Jean 19:33 précise que les soldats ''virent'' que Jésus était mort, l'auteur(e) n'écrit pas que Jésus est mort. Et c'est très différent : il y a quantité de morts cliniques, apparentes, desquelles sont ''ressuscités'' ceux dont on apprêtait déjà le cercueil.

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Si Paul a dit : ''sans la résurrection, notre foi est vaine'' (1 Cor. 15:14), le fait que Jésus ne soit pas réellement mort physiquement puis ensuite ressuscité ne doit pas être un obstacle à cette foi, bien au contraire.
Car quel serait l'avantage de ressusciter en chair et en os ?

Il y a une différence fondamentale, trop peu étudiée, entre ressusciter des morts et ressusciter d'entre les morts (ek nekrôn) : en Jean 2:22, le verbe qui a été traduit par ''ressusciter'' est le verbe ''egeirô'' qui signifie éveiller, et non ressusciter. Il s'agit donc de s'éveiller d'entre les morts, du sommeil des morts. C'est l'Eveil du Bouddha...

Donc Jean 2:22 doit être traduit ainsi :

''Lorsqu'il fut éveillé d'entre les morts...''

Et juste avant, Jésus ne parle pas de son corps physique mais de son temple intérieur. Le terme grec est ''naos'' qui signifie ''temple, sorte de chapelle où était la statue du dieu dans un temple''. (Dictionnaire grec-français de Charles Alexandre)

''Affranchissez ce temple et en trois jours je l'éveillerai.'' (Jean 2:19)

Il s'agit du temple de l'âme : l'ancien temple doit être libéré (lusate vient de luô : délier, affranchir) pour que le nouveau Dieu puisse s'éveiller.

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Madeleine 25/07/2016 10:10

La ''résurrection d'entre les morts'' n'est donc pas une résurrection physique, mais spirituelle. Le monde, le ''kosmos'' est un cadavre car tout y est mortel et mortifère. Et ressusciter d'entre les morts signifie devenir une âme vivante au sein de ce cadavre, devenir clairvoyant au sein de l'aveuglement général (très bien entretenu par les politiques et les médias), devenir vérité au sein du mensonge, devenir plénitude au sein du manque, devenir solitaire au sein des solitudes.

Par sa metanoia (strapheisa = ayant été retournée, convertie) le matin de Pâques, Marie la Madeleine est devenue tout cela : une âme vivante à jamais, clairvoyante (elle reconnaîtra sans peine le Seigneur alors que les disciples ne le croiront qu'après avoir ''entendu'', tel Pierre, ou après avoir ''su'', tels les disciples) mais aussi vraie, pleine et solitaire.

En quelque sorte, un Bouddha au féminin...

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Dans mon thème :

Amata Tara (1')

Amata en latin = Amante
Tara est l'équivalent de Marie la Madeleine :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tara_(monde_indien)

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Madeleine 22/07/2016 19:48

''Mais va vers mes frères
et dis-leur : je monte vers
mon Père et votre Père,
mon Dieu et votre Dieu.''

Je suis certaine qu'originellement, le vingtième chapitre du quatrième évangile devait s'arrêter après que Marie la Madeleine soit allée vers les frères et leur ait rapporté les mots de Jésus (Jean 20:18). Car il serait incongru que Jésus lui demandât de prévenir les frères qu'il monte au Père et puis, que le soir du même jour, il apparaisse de lui-même aux disciples (Jean 20:19) ! N'aurait-il pas pu attendre le soir pour leur dire cela de vive voix ? On voit, à l'analyse, que l'apparition de Jésus aux disciples viendrait contredire ''en personne'' le service qu'il demande expressément à Marie la Madeleine, au verset précédent.

Selon moi, tout ce qui se trouve dans le vingtième chapitre au-delà de Jean 20:18 a été rajouté ultérieurement, et ce uniquement dans le but d'amoindrir le rôle privilégié de Marie la Madeleine, d'une part, et de donner plus de pouvoirs aux disciples, d'autre part. Car la suite de ce chapitre est remplie d'exagérations et d'incohérences :

- Jésus y est une apparition et pourtant Thomas est invité à mettre son doigt dans l'apparition.

- l'emploi vulgaire de ''emphusaô'' qui veut dire ''souffler dans'' (un ballon). S'il s'était vraiment agi du pneuma, le verbe aurait été pneô (epipneô par exemple).

- Thomas n'est pas là pour recevoir le soi-disant Saint Esprit avec les autres.

- l'emploi des termes ''Pneuma Agion'' (qui est un être, voir Jean 14:26) au lieu de ''pneuma'' tout court montre un auteur ignorant de ce qu'est l'Esprit Saint.

- pourquoi Jésus annoncerait-il, en Jean 14:26, que c'est le Père qui enverra l'Esprit Saint en son nom, et puis le donnerait-il lui-même aux disciples ?

- les disciples n'ont pas la permission de pardonner car le pardon sous-entend un jugement préalable et seuls Jésus et le Paraclet peuvent juger (même Dieu ne juge pas, voir Jean 5:22).

- Thomas fait allusion aux clous (Jean 20:25) mais jamais l'auteur du quatrième ne les a évoqués. Le verbe ''stauroô'' (Jean 19:18) signifie attacher à un poteau ou un pieu et non clouer sur une croix. Si Jésus avait été cloué avec des clous dans les mains et les pieds, l'auteur(e) aurait évidemment témoigné de cette ignominie. Seul le coup de lance est relaté (pour montrer aux initiés que Jésus est toujours vivant car le sang ne peut pas jaillir d'un corps mort, voir l'adverbe ''euthus'').

- dans le quatrième évangile, les miracles sont décrits longuement et, tout à coup, ils sont servis à la louche sans être décrits (Jean 20:30).

- l'emploi du mot ''Christ'' (Messie, Oint) dans le quatrième évangile est toujours le fait de juifs qui parlent (Jean-Baptiste y compris) et non de l'auteur(e) du quatrième qui écrit seulement ''Jésus''.

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Puis l'évangile reprend normalement au chapitre 21, et l'on remarque que les disciples ne reconnaissent pas Jésus sur le rivage alors que le disciple bien-aimé le reconnaît sans peine (Jean 21:7). Et c'est normal, puisque Marie la Madeleine est bel et bien la seule à l'avoir vu après sa résurrection, si on supprime tout l'épisode de ''l'apparition''.

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Introduction

 

"C'est moi la Fiancée, et
le Fiancé c'est mon mari
qui m'a engendrée; c'est
moi la mère de mon père
et la soeur de mon mari
et c'est lui mon rejeton."

Le Tonnerre

 

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