"Le disciple que Jésus aimait,
qui aussi, durant le souper,
s'était penché sur sa poitrine."


"C'est ce disciple qui témoigne
de ces faits, et qui les a écrits."

Jean 21:20-24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa
mère et la soeur de sa mère, [deux points:]
Marie de Klôpa et Marie la Madeleine."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Jésus donc, voyant la mère et le disciple
qu'il aimait se tenant auprès, dit à la mère:
« Femme, regarde, ton fils. »"

Jean 19:25-26

 

 

commentaires

Madeleine 16/12/2016 12:54

Le logion 114 de l'évangile selon Thomas est très important pour ma thèse puisque c'est à cet endroit précis que Jésus annonce qu'il va faire de la ''femme'' Marie la Madeleine un disciple ''homme'' (d'où l'emploi du masculin en Jean 19:26).

Le mot copte utilisé dans ce logion 114 signifie, sans ambiguïté, l'équivalent de l'anêr grec que l'on traduit par mâle, voire guerrier. On peut le constater dans les captures d'image ci-dessous (dictionnaire étymologique copte de Vycichl et dictionnaire grec-français de Charles Alexandre).

Le texte copte du logion 114 :

http://ekladata.com/C9A2RLtIIx8rvwFvhdW972uNAkU.jpg

Le mot copte traduit par mâle, guerrier :

http://ekladata.com/A6M-dcQYfmMAruNFpkg1cp1JwdA.jpg

Le mot grec traduit par mâle, guerrier :

http://ekladata.com/bCD4SttrvpoHHsmybxhm51FtIcQ.jpg

*******

On peut aussi remarquer, dans ce logion 114, que le mot copte qui est traduit par guider (''je vais la guider afin de la faire mâle'') signifie d'abord tirer. Il y a donc la notion de tirer cette femme vers le haut, vers la spiritualité, comme un pêcheur tire son filet pour ramener les poissons à la surface (logion 8:1, même verbe copte).

Il faut se remettre dans le contexte de l'époque (et de l'endroit) quand la femme avait seulement le droit de tenir un ménage et de faire des enfants, ce qui lui ôtait toute possibilité d'atteindre à la vie éternelle, puisque celle-ci est obtenue par l'esprit, et non par la matière!

Même encore de nos jours, les femmes qui s'intéressent à la spiritualité - pas à la religion ou à la psychologie, mais à la vraie spiritualité - sont rares. Celles qui pensent par elles-mêmes, je veux dire.

*******

Madeleine 16/12/2016 13:03

''Que vos femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu'elles soient soumises, comme le dit aussi la loi. Et si elles veulent apprendre quelque chose, qu'elles interrogent leurs propres maris chez elles, car il est honteux pour une femme de parler dans l'assemblée.'' (1 Corinthiens 14:34-35)

''Va vers mes frères, et dis-leur.'' (Jean 20:17)

*******

Madeleine 16/10/2015 10:54

On peut constater que Jésus est appelé ''Nazôréen'' (avec omega et non alpha) dans les quatre évangiles sans exception : en Matthieu 26:71, en Marc 10:47, Luc 18:37 et Jean 18:5, entre autres. On rencontre ce même terme dans le ''Livre des secrets de Jean'' (NH III-1) et le passage où ce terme est évoqué est à mettre en relation étroite avec un passage de l'histoire de Miryai alias Marie-Madeleine:

''Le pharisien lui dit : Ce Nazôréen vous a fait errer dans l'erreur et vous a rempli les oreilles de mensonges. Il a fermé vos coeurs et vous a détourné des traditions de vos pères.''

http://www.naghammadi.org/traductions/textes/livres_secrets_jean_2.asp

''The Jews are saying : Thy daughter has fallen in love with a man. She has gotten hate against Jewry and love for Nazôraeanity.''

http://www.sacred-texts.com/chr/gno/gjb/gjb-2-2.htm

*******

Ce ''Livre des secrets de Jean'', dans sa version courte, se trouve dans le même codex que l'évangile selon Marie, le ''Berolinensis Gnosticus 8502''.

Tout cela fait que la vision du Sauveur qu'eut Marie-Madeleine, relatée laconiquement dans son évangile (mais il y manque des pages), est très certainement la vision que ''Jean'' relate longuement dans son Apocryphon (comparer l'insistance sur le trajet de l'âme, par exemple).

''Pierre dit à Marie : Soeur, nous savons que le Sauveur te préférait aux autres femmes, rapporte-nous les paroles du Sauveur que tu as en mémoire, celles que tu connais mais nous pas et que nous n'avons pas entendues.'' (Evangile selon Marie)

''Cela lui a été confié mystérieusement. Et le Sauveur devint aussitôt invisible pour lui. Alors Jean vint vers ses condisciples et leur rapporta ce que le Sauveur lui avait dit.'' (Apocryphon de Jean)

*******

On se retrouve ainsi avec quatre écrits qui se complètent les uns les autres:

1. L'évangile selon Marie
2. L'histoire de Miryai*
3. Le Livre des secrets de Jean
4. L'évangile selon Jean

Et possiblement aussi l'Apocalypse car il faut souligner le lien entre les ''synagogues de Satan'' dans l'Apocalypse et la synagogue (great house) de Zatan dans l'histoire de Miryai.

* G.R.S. Mead qui a traduit ce texte dit, en notes, que Miryai n'est pas une femme mais qu'elle représente symboliquement la communauté mandéenne. Il se trompe car on voit Miryai pleurer avec son premier compagnon, Jean-Baptiste, et sa belle-mère Elisabeth, dans l'histoire de Jean-Baptiste (et puis la communauté mandéenne n'a jamais été prêtresse au Temple comme le fut Marie-Madeleine, voir le texte sur Miryai (et le pétalon attribué à Jean)):

''When Yahya thus spake, the two women weep. Miryai and Enishbai weep, and for both tears flow.''

http://www.sacred-texts.com/chr/gno/gjb/gjb-2-1.htm

*******

A noter enfin que l'aigle traditionnel de Jean, qu'aucun exégète ne peut véritablement expliquer, est le compagnon de Miryai dans son histoire:

''A pure eagle-bird (...) descended unto Miryai, folded before her his wings, settled down by her, narrated and proclaimed to her; and they held out the loved hand of Truth to each other. He embraced her in potent embracing, forced her down and set her on the throne.''

http://ekladata.com/9T_bw6yE6ReN9-CuJYAl_gXcwWE.jpg

*******

Madeleine 16/10/2015 10:53

Comment Marie-Madeleine s'est-elle retrouvée toute petite au Temple à nettoyer la chambre noire (= le Saint des Saints) ? Je pense que c'est suite à l'assassinat de son père Aristobule en -7, alors qu'elle avait à peu près trois ans et qu'elle s'est retrouvée orpheline parmi cinq enfants (sa mère Bérénice se remariera avec un certain Theudion qui deviendra son beau-père, je suppose qu'il s'agit de lui dans le texte). Alors elle a été confiée au Temple pour y recevoir une éducation religieuse:

''Miryai am I, of the Kings of Babel a daughter, a daughter of Jerasalem's mighty rulers. They have given me birth; the priests brought me up. In the fold of their robe they carried me up into the dark house, into the temple.''

''Je suis Miryai, une fille des rois de Babel (= Jérusalem), une fille des souverains puissants de Jérusalem. Ils m'ont donné naissance. Les prêtres m'ont élevée. Dans le pli de leur robe, ils m'ont portée dans la chambre noire, dans le Temple.''

*******

''The mother of Miryai spoke, and tears streamed into her bosom: Rememberest thou not, Miryai, that the Torah lay on thy lap ?''

''La mère de Miryai a parlé, et les larmes coulaient sur sa poitrine: Ne te souviens-tu pas, Miryai, que la Torah reposait sur ton genou ?''

http://www.sacred-texts.com/tarot/pkt/pktar02.htm

*******

Son compagnon dans le texte est Jésus le Nazôréen. Elle a quitté Jean-Baptiste pour le suivre (Jean 3:29), comme d'autres disciples initiaux de Jean-Baptiste. On peut comprendre qu'il s'agit de Jésus car il est dit aussi qu'elle sera rendue méprisable à Jérusalem (et dans le monde...) et que son amoureux sera crucifié sur ''a stake'' (un pieu):

''We will slay them and make Miryai scorned in Jerusalem. A stake will we set up for the man who has ruined Miryai and led her away.''

''Nous les tuerons et ferons que Miryai soit méprisée à Jérusalem. Nous dresserons un pieu pour l'homme qui a ruiné Miryai et l'a emmenée.''

*******

Les liens entre Jésus et les Nazôréens sont évidents quand on compare ces extraits:

''Telles sont les sept Puissances de la Colère
qui pressent l'âme de questions: D'où viens-tu
homicide et où vas-tu toi qui maîtrises le lieu ?''

http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_marie.asp

''When the soul reached the seven mysteries,
Servants of the Seven go out towards her and
come and surround her and question her. And
they said to her: O soul, whence comes thou?
And whither goes thou?''

http://www.gnosis.org/library/ginzarba.htm

*******

Madeleine 09/10/2015 08:03

''Jean était une de ces natures qui vivent davantage au dedans qu'au dehors. Tandis que Pierre occupait le devant de la scène, Jean se tenait en arrière, observant, contemplant, s'abreuvant d'amour et de lumière, et satisfait de son rôle de personnage muet qui convenait si bien à sa nature réceptive et profonde.''

Ces mots de l'exégète Frédéric Godet sur l'auteur du quatrième évangile ne peuvent-ils pas correspondre parfaitement à une femme, à la compagne de Jésus et à son rôle aimant et réceptif auprès de lui ?

Ne faut-il pas une écoute pour qu'il y ait une parole ?

Dans son livre ''Le chemin le moins fréquenté'', Scott Peck parle de la solitude de Jésus qui n'avait personne avec qui parler à un certain niveau spirituel, entouré qu'il était d'hommes illettrés et parfois violents. Mesurera-t-on un jour l'importance de l'écoute intelligente de Marie-Madeleine dans la prise de parole intelligente de Jésus ?

*******

''Marie Madeleine, le Sauveur l'aimait plus que tous les disciples et il l'embrassait sur la bouche souvent. Le reste des disciples lui dirent : « Pourquoi l'aimes-tu plus que nous tous ? » Le Sauveur répondit et leur dit : « Pourquoi ne vous aimé-je pas comme elle ? »'' (Philippe, logion 55)

*******

Madeleine 07/10/2015 12:18

On peut d'emblée vouloir écarter l'hypothèse que Marie-Madeleine soit le disciple que Jésus aimait en démontrant que celui-ci arrive avec Pierre au tombeau quand Marie-Madeleine court vers eux (Jean 20:2) et elle ne peut évidemment pas courir vers elle-même.

Mais deux détails ont leur importance:

1. Marie-Madeleine court ''vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait'' (textuellement). Ce qui sous-entend qu'il y a deux disciples que Jésus aimait : l'un et l'autre. En grec, cet autre disciple est appelé ''ò allos mathêtês'' et on l'a déjà rencontré, comme par hasard justement avec Simon Pierre, lors de l'épisode qui se déroule près de la porte du palais de Caïphe (Jean 18:15). Il est à chaque fois désigné spécifiquement dans l'évangile comme ''l'autre disciple''.

2. Cet autre disciple, Jésus l'aimait d'AFFECTION car le terme que l'auteure emploie pour dire ''aimait'' est la forme ''ephilei'' qui vient du verbe ''phileô'' qui veut dire: ''aimer soit d'amitié soit d'amour, affectionner''.

Par contre, le terme qui est employé pour le disciple qui se trouve auprès de la croix est la forme ''êgapa'' qui vient du verbe ''agapaô'' qui veut dire: ''aimer, chérir, avec une nuance de prédilection ou de préférence'', et cela montre que Jésus aimait d'AMOUR ce disciple.

Cette nuance dans le choix des termes grecs est trop précise pour avoir été involontaire et constitue la preuve qu'il y avait bien deux disciples que Jésus aimait. Donc Marie-Madeleine pouvait effectivement courir vers l'autre.

Les occurrences:

''Le disciple que Jésus aimait'' (êgapa): Jean 13:23, Jean 19:26, Jean 21:7 et 20

''L'autre disciple que Jésus aimait'' (ephilei): Jean 20:2

''L'autre disciple'': Jean 18:15 et 16, Jean 20:2 à 4, Jean 20:8

Concernant son identité, il n'y a pas de doute sur le fait que cet autre disciple était Jacques le Majeur. Il formait, avec Simon Pierre et Jean/MM, les trois intimes de Jésus qui assistèrent, uniquement eux trois, à quelques épisodes secrets de sa vie. Et pour avoir été connu de Caïphe (Jean 18:15) et avoir la permission d'entrer dans la cour de son palais et d'y faire entrer Pierre en donnant un ordre à la portière (Jean 18:16), il ne pouvait s'agir que d'un personnage important à Jérusalem.

*******

Quant à Marie-Madeleine, la dernière mention de ''Jean'' se situe en Actes 8:14, au moment où Pierre et Jean rencontrent, en Samarie, Simon le gnostique. Celui qui allait devenir le futur compagnon de Marie-Madeleine, après Jean-Baptiste et Jésus ? Car ensuite Pierre se retrouve étrangement seul (Actes 9:32).

*******

Les prénoms des deux disciples bien-aimés sont réunis dans différentes traditions:

''Mariamme soeur de Jacques'' est citée chez les Naassènes, une secte gnostique qui donnait une importance primordiale au quatrième évangile*.

Le pélerin de Compostelle part de Marie-Madeleine (Vézelay) pour aller vers Jacques.

La Mérelle de Saint-Jacques est un symbole de Vénus et la Maguelonne (Madeleine) des Provençaux, l'étoile du berger, est la planète Vénus. Rappeler ici que la troisième colonne, Simon Pierre, parle lui aussi de Vénus (Phôsphoros) dans sa seconde épître. Sans oublier Jésus qui promet, dans l'Apocalypse, de donner l'étoile du matin, Vénus.

*******

* leur traduction de Jean 1:3 est intéressante: ''Tout s'est fait par lui et le rien s'est fait sans lui.'' Sous-entendu, selon moi: Le réel (alêtheia) s'est fait par lui et le rien (maya) s'est fait sans lui.

Dans mon thème:

Fantasia Workman (180°1')

On voit que l'Illusion (Phantasia) est exactement opposée à l'Oeuvre de l'Homme.

*******

Madeleine 10/10/2015 10:55

''L'Homme'' en question étant, pour les gnostiques:

''Elle qui est la première Pensée, l'image de cet Esprit, elle fut la matrice de tout car elle existe avant eux tous. La Mère-Père, l'HOMME primordial, l'Esprit Saint, le triple mâle, la triple puissance, le triple nom androgyne, l'Eon éternel parmi les invisibles et la première sortie.'' (Apocryphon de Jean, NH II-1)

D'où l'expression ''le fils de l'Homme'' que Jésus emploie pour se désigner, l'Homme étant sa mère ''d'en haut'', l'Esprit Saint (Thomas, logion 101). Noter au passage, dans ce logion, la lacune concernant sa mère ''d'en bas'' qui semble avoir été volontairement faite (le reste de l'évangile étant quasiment entier).

http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_thomas.asp

*******

Pour qu'il n'y ait pas d'équivoque sur mes différentes analyses du texte grec, je me base sur celui qui est repris dans ce PDF très précieux:

http://bible.free.fr/archives/bible/NT%20JND%20Interlin%C3%A9aire.pdf

*******

Madeleine 04/10/2015 15:36

En Jean 19:26, Jésus sur la croix confie sa mère au disciple qu'il aimait. On devrait donc retrouver Jean auprès de la mère de Jésus quand celle-ci va au tombeau, ne serait-ce que pour la protéger : l'endroit n'est pas sûr, il y a des romains, etc. On imagine mal Jean en train de dormir sur ses deux oreilles pendant que la mère de Jésus se rend toute seule au tombeau alors qu'il fait encore noir. Or, dans AUCUN des synoptiques, il n'est mentionné de Jean au tombeau. Jamais. Comment imaginer une telle indifférence de la part du disciple le plus aimé par Jésus ? Cela plaide encore en faveur de la thèse que ''Jean'' soit Marie-Madeleine faite homme car elle, elle est bien présente au tombeau aux côtés de Marie de Jacques (autre appellation de la Vierge Marie).

Ensuite, il n'est pas concevable qu'un auteur ABSENT en Jean 20:11-18 ait rapporté l'épisode du ''noli me tangere'' avec des détails aussi précis et intimes que le double retournement* de Marie-Madeleine ou le fameux cri de ''Rabbouni'' qu'elle lance à Jésus. Donc l'auteure de ces versets est bien présente, et c'est Marie-Madeleine elle-même.

* le premier étant physique, le second étant spirituel.

De la même manière, comment un auteur ABSENT en Jean 11:31 (épisode où Marie-Madeleine est restée dans la maison avec les Juifs pendant que Marthe part à la rencontre de Jésus) pourrait-il connaître les faits rapportés ? Et quel serait l'intérêt ''spirituel'' à raconter des faits aussi anodins*, s'ils étaient écrits par un auteur absent ? Là encore, Marie en témoigne, presque naïvement, puisqu'elle s'y trouve et les vit en direct. Par contraste, les mots échangés entre Marthe et Jésus (Jean 11:21-27) sont de grande portée spirituelle et universelle et l'on sent bien le côté artificiel, solennel, de cet échange.

* ne pas oublier que les manuscrits étaient destinés à l'évangélisation et devaient donc être les plus condensés possible pour pouvoir être emportés.

Enfin, qui à part Marthe ou Marie pourrait connaître ce que la première dit ''secrètement, en cachette'' (en grec ''lathra'') à la seconde, en Jean 11:28 ?

Autant de petits cailloux pour les initiés, autant de scrupules pour les autres...

*******

Madeleine 26/09/2015 14:02

Dans les toutes premières crucifixions, que ce soit sur ivoire, gravure ou peinture, il n'y avait que deux personnes auprès de la croix de Jésus : Marie et ''Jean''. Donc si ce ''Jean'' ne dissimule pas Marie-Madeleine, où cette dernière se trouve-t-elle, alors qu'elle est pourtant clairement nommée en Jean 19:25 ? On aurait donc une femme nommée qui ne s'y trouve pas, et un homme pas nommé qui s'y trouve. Où est la logique ?

Voici un florilège de ces anciennes représentations:

http://www.artbible.net/3JC/-Mat-27,32_Crucifixion/index.html

Bien plus tard les commanditaires - le clergé la plupart du temps - ont rajouté Marie-Madeleine comme troisième personne à la croix. De peur que les observateurs des premiers tableaux ne puissent comprendre qu'elle était ''Jean'' ?

*******

Toujours chez la même auteure (c'est important pour comparer):

''L'un de ses disciples, Judas Iscariote'' (Jean 12:4)

''Il y avait un homme malade, Lazare'' (Jean 11:1)

On constate que la construction est identique à Jean 19:25 : une fonction (disciple, homme malade) puis une virgule qui vaut pour ''deux points'' puis le nom propre (Judas, Lazare) qui correspond directement à la fonction évoquée. C'est exactement comme en Jean 19:25 : d'abord deux fonctions familiales (sa mère et la soeur de sa mère) puis leurs deux noms propres.

''Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie de Klôpa et Marie la Madeleine.''

*******

Madeleine 26/09/2015 14:05

Il y a aussi ce tableau où l'on a volontairement effacé les larmes de Jean. Parce qu'elles pouvaient orienter vers celles de Marie-Madeleine ? Mais il reste celles de l'oeil droit...

http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Pieta_by_the_so-called_Maestro_di_San_Rocco_a_Pallanza

*******

En séparant les couches, on distingue la retouche au-dessus des craquelures:

http://ekladata.com/2QsCHZ9MBUIYkISKJulTHpRfvcg.jpg

http://ekladata.com/Al1v1wGexQp_lxtDwBY_IJW3QbU.jpg

*******

Madeleine 20/08/2015 07:02

Un passage énigmatique dans une ''Dormition de Marie'' attribuée à Cyrille de Jérusalem:

''I was a child promised to God, and my parents dedicated me to Him before I came into the world. My parents who produced me were of the tribe of Judah and of the House of David. My father was Joakim, which is, being interpreted, ''Keopa.'' My mother was Anna, who brought me forth, and who was usually called ''Mariham.'' I am Mary Magdalene, because the name of the village wherein I was born was ''Magdalia.'' My name is ''Mary, who belongeth to Kleopa.'' I am Mary who belongeth to Iakkobos (James), the son of Joseph the carpenter, into whose charge they committed me.''

http://full-of-grace-and-truth.blogspot.fr/2011/08/homily-of-st-cyril-of-jerusalem-on.html

*******

Quelle que soit la source de cette - très ancienne - Dormition, elle montre en tous cas que la Vierge Marie a été considérée dans le passé comme ''Marie de Kleopa'' et cela accrédite ma thèse qu'en Jean 19:25, il n'y a que DEUX FEMMES en tout et pour tout auprès de la croix de Jésus, deux femmes dont ''Jean'' donne d'abord les fonctions puis, après l'unique virgule valant pour deux points, les noms propres correspondants, dont ''Marie de Klôpa'' pour la Vierge Marie.

Et s'il n'y a que deux femmes, ''le disciple que Jésus aimait'' est bien Marie-Madeleine. Et s'il s'agit bien d'elle (et d'autres évangiles le démontrent sans équivoque possible, tels ceux de Philippe et de Marie), alors elle est l'auteure véritable du quatrième évangile.

Mais voilà : c'est une femme...

*******

Madeleine 20/08/2015 07:04

La Vierge Marie dit au sujet d'elle-même: ''I am Mary Magdalene''. Peut-être cela expliquerait-il le terme ''adelphê'' (''soeur'', mais aussi ''semblable'') qui se trouve en Jean 19:25 ? Quoi qu'il en soit, ceci est étrange et je n'ai pas d'explication.

*******

Madeleine 18/08/2015 17:21

Concernant l'appellation de ''Marie celle de Klôpas'' (Jean 19:25):

La seule traduction sérieuse pour ce nom de Klôpas est ''voleur''.
En grec, voleur se dit ''klôps, klôpos''.

Ce qui donne: ''Marie, celle du Voleur''.

Puisque, selon moi, il ne fait aucun doute que cette Marie de Klôpas est la Vierge Marie, il y a trois explications possibles:

1. Soit Marie a été volée par son père Joachim à un autre homme qui était son vrai père. Cette explication serait moins fantaisiste que l'explication ''officielle'' nous faisant croire que Marie a été procréée par un homme impuissant dans une matrice stérile, celle d'Anna! Le couple aurait ainsi volé le bébé puis fait croire à une naissance ''miraculeuse''.

2. Soit le Voleur n'est pas Joachim mais l'époux de Marie. Dans ce cas, ce serait Joseph qui aurait volé Marie à un homme qui aurait dû être son époux. Et là encore,
la tradition est floue concernant le mariage ''forcé'' de Joseph et de Marie.

3. Soit, moins probablement, cette appellation de ''Voleur'' concerne Jésus:

''Voici, je viens comme un voleur.'' (Apocalypse 16:15)

*******

Dans tous les cas, on voit qu'il s'agit très probablement de la Vierge Marie.

On a donc bien, en Jean 19:25, deux fonctions puis deux noms correspondants:

''sa mère et la soeur de sa mère = Marie celle de Klôpas et Marie la Madeleine.''

*******

Madeleine 12/08/2015 19:13

A propos de l'étoile de David, selon moi étoile de Vénus...

En Alchimie, l'étoile à six pointes représente l'union du Feu (triangle vers le haut) et de l'Eau (triangle vers le bas) qui, une fois le Grand Oeuvre accompli, donne naissance à la Pierre philosophale ou ''eau ignée''.

On peut voir aussi dans cette étoile de Vénus l'union spirituelle de l'Esprit masculin (Feu) et de l'âme féminine (Eau): l'eau de l'âme reçoit le feu de l'Esprit et devient ainsi elle-même une ''eau ignée'', l'eau vive dont parle Jésus.

Vénus serait ainsi le lieu, non pas astronomique mais spirituel, de la Chambre Nuptiale (Vénus est la déesse de l'Amour), et ceci permet de comprendre pourquoi Pierre l'évoque - car il n'y a aucune équivoque possible sur le nom ''phôsphoros'' qu'il utilise - dans sa seconde épître:

''... que l'étoile du matin se soit levée dans vos coeurs.'' (2 Pierre 1:19)

*******

''Se soit levée dans vos coeurs''...

Si l'on considère notre propre coeur comme un ''athanor'' où doivent se réaliser les noces du Ciel et de la Terre, alors l'union accomplie de l'âme et l'Esprit fera en sorte que notre coeur deviendra réellement brûlant de feu spirituel, ce dont témoignent les mystiques (y compris moi-même).

On retrouve cette belle notion de ''coeur brûlant'' dans le Nouveau Testament:

''Et ils dirent entre eux: Notre coeur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu'il nous parlait par le chemin, et lorsqu'il nous ouvrait les écritures ?'' (Luc 24:32)

S'y trouve aussi la notion de l'eau de l'âme devenue ignée dans le coeur:

''Celui qui croit en moi, selon ce qu'a dit l'écriture,
des fleuves d'eau vive couleront de son sein.'' (Jean 7:38)

*******

Dans mon thème:

Herzberg Sainte-Colombe (1')

Herz en allemand = coeur
Berg en allemand = montagne

Le coeur comme une montagne d'où coulent des fleuves d'eau vive...

*******

Madeleine 10/08/2015 11:52

Si David signifie ésotériquement Vénus, alors l'étoile de David = l'étoile de Vénus. Or l'étoile de David est composée des symboles masculin (triangle vers le haut) et féminin (triangle vers le bas) REUNIS: cette étoile de Vénus symbolise donc l'Androgyne.

Car Vénus est bien androgyne: elle est l'étoile du matin masculine tout autant qu'elle est l'étoile du soir féminine (voir les mythes sumériens concernant Ishtar).

On peut aussi penser au rapprochement entre David, qui était un berger, et ''l'étoile du Berger'' qui est Vénus.

L'étoile de David n'a donc rien à voir avec le Judaïsme, mais avec Vénus! D'ailleurs d'autres spiritualités l'utilisent dans leurs symboles, y compris l'Alchimie (qui est aussi une spiritualité):

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89toile_de_David

*******

Et quand Jésus dit:

''Moi, Jésus (...) je suis la racine et la postérité de David, l'étoile brillante du matin.''
(Apocalypse 22:16)

... on peut se demander si ''l'étoile brillante du matin'' s'applique à Jésus ou à David.

Car Jésus dit par ailleurs:

''Celui qui vaincra, je lui donnerai l'étoile du matin.''
(Apocalypse 2:28)

... et il est fort improbable qu'il fait référence à lui-même.

*******

''Nous avons vu son étoile dans l'Orient.'' (Matthieu 2:2)

L'Orient étant le matin, on peut comprendre: ''Nous avons vu son étoile dans le matin''.
Or la planète visible dans le matin est Vénus, telle l'étoile la plus brillante du ciel.

*******

Chez les gnostiques, le troisième luminaire est ''Aphrèdôn'', et c'est une étoile:

''Tu es un, Étoile, Aphrèdôn ! C'est toi l'éon des éons du grand parfait,
le Caché primordial du troisième acte.'' (Zostrien, NH VIII-1)

D'Aphrodite (Vénus) à Aphrèdôn, il n'y a qu'un pas.

Et mon thème montre aussi ce côté primordial d'Aphrodite:

Aphrodite Praecipua (3')

*******

Mais chez les gnostiques toujours, le troisième luminaire est aussi ''Daveïthaï'':

''Le troisième luminaire est Daveïthaï, celui qui a été établi sur le troisième éon.''
(Livre des secrets de Jean, NH II-1)

On peut en conclure que ces quatre noms désignent très certainement Vénus,
le troisième luminaire du ciel (après le Soleil et la Lune):

- David
- Daveïthaï
- Aphrèdôn
- Aphrodite

*******

''C'est l'astre le plus brillant du ciel, après le Soleil et la Lune'':

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vénus_(planète)

*******

Si j'en parle sur cet article consacré à l'auteure du quatrième, c'est parce que ce nom de ''Daveïthaï'' se retrouve dans son Livre des secrets de Jean (NH II-1), dans l'enseignement du Sauveur lui-même.

*******

Madeleine 10/08/2015 11:47

De Irénée de Lyon (Hérésies, Livre I):

''Synesis fut adjointe au troisième [luminaire], qu'ils nomment David.''

*******

Toujours à propos du troisième luminaire:

''Tu es grand,
celui qui te connaît connaît le Tout.
Tu es Un, tu es Un,
le Bon, Aphrèdôn.
Tu es l'Eon des Eons,
celui qui est toujours.''

http://www.naghammadi.org/traductions/textes/allogene.asp

Bon en grec = Chrêstos

*******

''Mais la plus belle de toutes les étoiles, maîtresse, c’est la nôtre, c’est l’Etoile du berger, qui nous éclaire à l’aube quand nous sortons le troupeau, et aussi le soir quand nous le rentrons. Nous la nommons encore Maguelonne.'' (Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet)

*******

Dans mon thème:

Eos Magdalena (180° 1')

Eôs en grec = l'aurore, le matin

... tout autant qu'elle est l'étoile du soir féminine...

*******

Madeleine 29/07/2015 11:48

''Jésus a dit : Celui qui boira à ma bouche deviendra comme moi ; moi aussi je deviendrai lui et les choses cachées se dévoileront à lui.'' (Thomas, logion 108)

''Marie Madeleine, le Sauveur l'aimait plus que tous les disciples et il l'embrassait
sur la bouche souvent.'' (Philippe, logion 55)

''Marie répondit et dit : Ce qui vous est caché, je vais vous l'annoncer.''
(évangile selon Marie)

*******

''Celui qui boira à ma bouche deviendra comme moi''.

''Femme, regarde, ton fils.'' (Jean 19:26)

Ici, Jésus signifie à sa mère que Jean/MM est devenue ''comme lui-même'' puisque c'est Marie-Madeleine précisément qui a souvent ''bu à sa bouche'' (Philippe, 55).

''En secret, son fiancé l'a apporté. Il le lui a donné dans la bouche, pour qu'elle le mange à la manière d'une nourriture ; et il lui a mis le Logos sur les yeux comme un baume, pour que son intellect acquière la vue, perçoive ceux de sa race et prenne connaissance de sa racine, pour qu'elle se fixe à son rameau, d'où elle est venue originellement, pour qu'elle reçoive ce qui est sien et qu'elle quitte la matière.'' (Enseignement d'Autorité, NH VI-3)

*******

Madeleine 29/07/2015 11:44

''Qu'elle prenne connaissance de sa racine''...

Dans mon thème:

Racine Phaeton (1')

''Les mythes grecs distinguent Phaéton, fils de Tithon, fils de Képhalos et d'Eôs, allégorisation de la planète Vénus, de Phaéton, fils d'Hélios et de Klymène, héros
de la fable bien connue.''

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/syria_0039-7946_1958_num_35_1_5367

*******

''Allégorisation de la planète Vénus'': encore et toujours Vénus !

''Que Phôsphoros [Vénus] se lève dans vos coeurs.''
(2 Pierre 1:19)

''Je suis la racine et la postérité de David, l'étoile brillante du matin [Vénus].''
(Apocalypse 22:16)

*******

Comme je l'ai déjà révélé, David = ésotériquement la planète Vénus.

Jésus fils de David = Jésus fils de Vénus.

Les deux hommes en blanc qui surgissent près des disciples lors de l'abduction de Jésus, en Actes 1:9-10, sont des envoyés de Vénus, tout comme ceux que Marie la Madeleine aperçoit dans le tombeau, tout comme ceux qui viennent près de Daniel pendant ses visions.

''Le Seigneur lui donnera le trône de David, son père.'' (Luc 1:32)

En aucune façon, Jésus n'a de père appelé David. Il s'agit du trône et du royaume de Vénus, ce qui fera dire à Jésus: ''mon royaume n'est pas de ce monde''. (Jean 18:36)

*******

Dans mon thème:

Miriam Davidjohn (1')
Hermes Davidprice (1')
Shepherd Davidlane (4')
Paradise Davidtao (3')

*******

Madeleine 31/07/2015 12:55

''Qu'elle se fixe à son rameau, d'où elle est venue originellement.''

Dans mon thème:

Rameau Eros (2')
Chemin Rameau Eros (7')

*******

Madeleine 07/07/2015 08:04

Toujours dans l'évangile de la bien-aimée, à propos de Simon Pierre:

''En vérité, en vérité, je te dis: quand tu étais jeune, tu te ceignais et tu allais où tu voulais. Mais quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains et un autre te ceindra, et te conduira où tu ne veux pas. Or il dit cela pour indiquer de quelle mort il glorifierait Dieu.'' (Jean 21:18-19)

Ce passage est une prophétie faite par Jésus: Pierre sera l'archétype des papes, et les papes (et les évêques) sont effectivement habillés par des aides qui les ceignent d'une ceinture pendant que ces papes étendent les mains. Et ces papes vont effectivement là où ils ne veulent pas aller personnellement, mais où les porte leur tâche de pasteur des brebis de Jésus.

C'est la ''mort'' symbolique de toute vie privée et personnelle, de tout égo, et cette mort est une façon - et la seule façon - de glorifier publiquement Dieu (Jean 21:19). Cela n'a donc rien à voir avec la mort physique de Simon Pierre, comme les exégètes le pensent unanimement (et Pierre vivait certainement encore lors de la rédaction de l'évangile).

L'ex-pape Benoît XVI n'a pas su assumer cette mort, comme on le sait, et il ne fut certainement pas le seul. Et même des prêtres n'y arrivent pas à leur modeste niveau, qui recherchent leur gloire personnelle...

*******

A l'inverse, mon thème glorifie un authentique pasteur de Dieu:

Pretre Pire (4')

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Pire

*******

Madeleine 07/07/2015 08:04

Cela dit, Benoît XVI sous son vrai nom est aussi présent dans mon thème.
Et en latin dans le texte...

Tolerantia Ratzinger (2')
Indulgentia Tolerantia Ratzinger (8')

(le zodiaque = 21.600 minutes)

Tolerantia en latin = constance à supporter, endurance
Indulgentia en latin = indulgence, bienveillance, complaisance

*******

Madeleine 05/07/2015 10:34

''Petits enfants, c'est la dernière heure; et comme vous avez entendu que l'antichrist vient, maintenant aussi il y a plusieurs antichrists, par quoi nous savons que c'est la dernière heure: ils sont sortis du milieu de nous mais ils n'étaient pas des nôtres; car s'ils eussent été des nôtres, ils fussent demeurés avec nous.'' (1 Jean 2:18-19)

Dans le texte grec, le mot est ''antichrist'' (avec un iota) et non ''antéchrist'' comme on le voit trop souvent traduit. Le premier terme veut dire ''contre le Christ'' et le second veut dire ''avant le Christ'' (par exemple Jean-Baptiste).

''Paidia'' (petits enfants) n'est pas un mot très viril, mais plutôt maternel. La seule autre occurrence de ce mot utilisé précisément pour s'adresser à des adultes, dans tout le Nouveau Testament, se retrouve chez la même auteure, dans la bouche de Jésus (Jean 21:5). Ce terme, insolite de la part d'un homme s'adressant à des hommes, se comprend mieux de la part d'une auteure maternelle, déjà âgée, faisant parler Jésus. Ce qui confirme encore la thèse que ''Jean'' était une femme devenue homme*. Je suggère aussi de voir cette ''projection'' féminine dans l'emploi de mastos (sein de femme) au lieu de stêthos (poitrine d'homme), en Apocalypse 1:13.

* devenue androgyne serait plus juste.

*******

Paul le ''zélote'' (Galates 1:14) était un antichrist, lui qui écrit:

''Je ne permets pas à la femme d'enseigner ni d'user d'autorité sur l'homme; mais elle doit demeurer dans le silence.'' (1 Tim. 2:12)

''Que vos femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler; mais qu'elles soient soumises, comme le dit aussi la loi.'' (1 Cor. 14:34)

Ces mots trahissent bien quelqu'un qui est contre le Christ, puisque Jésus était non seulement un adversaire de la Loi qu'il bafoue publiquement à de nombreuses reprises - et dont il dénonce, dans l'évangile selon Marie*, la domination sur les esprits - mais il a aussi puissamment fait parler une femme, Marie-Madeleine, en la choisissant entre tous (il aurait pu se montrer à Pierre et à Jacques quand ceux-ci viennent au tombeau) pour annoncer sa résurrection.

* ''N'imposez aucune règle hormis celle que je vous ai fixée et ne donnez pas de Loi à la manière du Législateur afin que jamais vous ne soyez dominés par elle.''

*******

A propos de la Loi, Jésus dit qu'il n'est pas venu pour abolir mais pour accomplir (Matthieu 5:17). Cette traduction est celle qui est la plus commune.

Mais il faut noter que le terme grec qui est employé: ''plêrôsai'' veut dire accomplir mais aussi achever, consommer. Or cette ''consommation'' de l'Eon et de la Loi se retrouve dans des écrits gnostiques, par exemple dans la Paraphrase de Sem (NH VII-1):

''Quant à ceux qui ont la conversion, ils se reposeront à la consommation avec la Foi, dans le lieu de l’Hymen. Telle est la Foi qui remplira le lieu qui aura été évacué. Mais ceux qui n’ont rien qui provient de l’Esprit lumineux ni de la Foi, ils seront dissous dans l’Obscur, là où la conversion n’est pas parvenue.''

Même sans cela, comment Jésus pourrait-il ''accomplir'' la Loi alors qu'il la bafoue continuellement, et publiquement: il travaille le jour du Sabbat, il pardonne à la femme adultère au lieu de la lapider, il touche un lépreux et, surtout, il se prend pour Dieu, ce qui lui vaudra sa condamnation à mort par les Juifs (Matthieu 26:65-66) ?

*******

Madeleine 05/07/2015 19:04

De plus, il suffit de lire les commandements de Jésus qui suivent ce verset de Matthieu 5:17 pour voir à quel point Jésus réfute cette Loi donnée aux Juifs. Par exemple:

Matthieu 5:33 = la Loi (jurer par le Seigneur)
Matthieu 5:34 = Jésus (ne pas jurer du tout)

Matthieu 5:38 = la Loi (oeil pour oeil)
Matthieu 5:39 = Jésus (ne résistez pas)

Matthieu 5:43 = la Loi (haïr son ennemi)
Matthieu 5:44 = Jésus (aimer son ennemi)

La subtilité de tous ces versets, c'est que Jésus ne veut pas forcément ''abolir'' la Loi (morale et non rituelle*, universelle et non spécifiquement juive) mais qu'il veut que cette Loi soit magnifiée, dépassée, perfectisée. Ce qui est finalement une façon de renier la Torah, comme on le voit ci-dessus, au profit d'une loi morale supérieure (et surtout libératrice: aimer son ennemi est la meilleure façon qu'il ne nous agresse pas et la meilleure façon de ne pas créer un karma supplémentaire avec lui).

Cela étant dit, ce n'est pas une façon très efficace d'aimer ses ennemis que de les appeler ''l'ivraie'' et ''les fils du méchant'' et de prophétiser que cette ivraie sera brûlée au feu... (le même Matthieu, 13:38-40)

* il bafouera totalement la Loi ''rituelle'' en demandant à ses disciples de prier ''en esprit et en vérité'' (c'est-à-dire intérieurement) et pas de façon ritualisée au Temple de Jérusalem ou au mont Garizim (voir Jean 4:21-24)... ou dans les églises avec un prêtre...

*******

Madeleine 27/06/2015 09:59

Cela m'a toujours frappée de voir combien Victor Hugo était ''connaissant'': ce n'est certainement pas un hasard si celui de ses personnages qui incarne le plus une metanoia radicale, comme celle de Marie-Madeleine devenue Jean, s'appelait au départ Jean Valjean pour devenir ensuite ''Monsieur'' Madeleine...

Comme ici, sur le plat de couverture de l'évangéliaire de Lorsch ?

http://ekladata.com/1cm0RQNnaqi2u2EmO7XZ9QcSKQ4.jpg

*******

Madeleine 27/06/2015 09:57

''Tu abandonneras le sexe féminin au moment fixé
lorsque tu seras associée au Christ homme.''

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_1123-9883_1992_num_104_1_3219

A partir du moment où Marie-Madeleine s'est unie au Christ homme, elle abandonne tout à fait le sexe féminin et devient un homme à part entière, comme le décrit le logion 114 de l'évangile selon Thomas:

''Simon Pierre leur dit: Que Mariam sorte de parmi nous, car les femmes ne sont pas dignes de la vie. Jésus dit: Voici, moi je vais la guider afin de la faire mâle, en sorte qu'elle devienne elle aussi un esprit vivant semblable à vous les mâles, car toute femme qui se fera mâle entrera dans le Royaume des cieux.''

http://www.naghammadi.org/traductions/textes/evangile_thomas.asp

*******

''Quand tu seras associée au Christ homme'':

Dans l'évangile selon Philippe, la compagne du Sauveur est appelée ''koinônos''.
Ce terme grec veut dire précisément: ''associé, compagnon, camarade''.

Donc Marie-Madeleine abandonne le sexe féminin quand elle devient ''l'associée'' de Jésus: elle devient un disciple masculin à part entière (ce que rappelle étrangement le texte du faux fragment copte de Karen King) et donc elle peut prendre la parole, écrire un évangile, baptiser et prêcher, etc. Et on peut en déduire qu'elle ne peut plus ''faire l'amour'' avec Jésus si elle est devenue un homme, ni avoir des enfants avec lui (d'autant plus que les gnostiques ne prennent pas le risque de faire des enfants pour ne pas nourrir le monde de l'Archonte).

Par contre elle peut partager le pneuma avec lui, c'est-à-dire l'embrasser sur la bouche et même certainement avec la langue car seul l'humide, donc entre autres la salive, peut transporter le pneuma divin - sa quintessence étant dans la rosée - et on voit d'ailleurs Jésus guérir avec sa salive.

*******

Madeleine 27/06/2015 09:56

Une autre raison pour laquelle Marie-Madeleine ''devait'' devenir un homme est qu'elle était une femme. Or, dans le Judaïsme, une femme ne pouvait pas témoigner pour ce qui relève de la vie publique (seulement pour ce qui relève de la vie conjugale et du foyer), donc y compris pour ce qui relève de la religion et donc, en l'occurrence, de la légitimité de Jésus à être le nouveau Messie.

Or, étant la compagne du Sauveur et ayant reçu son enseignement privilégié par rapport aux autres apôtres (évangile selon Marie), son témoignage concernant Jésus était de toute première main. Donc elle n'avait qu'une alternative possible: se taire et laisser son témoignage partir dans l'oubli, ou se travestir en homme et témoigner.

Et on voit la revendication, presque désespérée, de ce ''témoignage'' dans l'évangile
du disciple que Jésus aimait:

''C'est ce disciple-là qui rend témoignage de ces choses, et qui a écrit ces choses,
et nous savons que son témoignage est vrai.'' (Jean 21:24)

*******

Madeleine 20/06/2015 20:14

Ma traduction rigoureuse du Prologue de Jean, versets 6 à 9, en tenant compte de la coquille que j'ai déjà révélée sur ce blog et qui consiste en cinq mots du verset 7 qui ont été distraitement recopiés au verset 8 (coquille déjà présente sur le papyrus 66 et que personne n'a repérée depuis 1800 ans):

Jean 1:6

''Un être envoyé d'auprès de Dieu naquît.
Son nom: Jean*.

Jean 1:7

Celui-ci vint pour un témoignage,
afin qu'il rendit témoignage à propos de la lumière,
afin que tous aient foi à travers lui.

Jean 1:8

Celui-là n'était pas la lumière mais...

(cinq mots en trop, donc à supprimer: hina martyrēsē peri tou phōtos)

Jean 1:9

... il était la lumière véritable,
qui illumine tout être venu dans le monde.''

*******

Le verset ''8+9'' reconstitué (et redevenu grammaticalement parfait):

''Celui-là n'était pas la lumière mais il était la lumière véritable
qui illumine tout être venu dans le monde.''

*******

On notera au passage la différence entre:

- la lumière ''physique'' (Jean 1:8)
- la lumière ''spirituelle'' (véritable ou de vérité) (Jean 1:9)

Et entre:

- Celui-ci (Jean/MM), en grec ''outos''
- Celui-là (le Logos), en grec ''ekeinos''

*******

* Il s'agit de Jean/MM, née de Dieu, et non de Jean-Baptiste, né de femme.
Marie-Madeleine est bien l'archétype du modèle de foi, pour la chrétienté:

''... afin que tous aient foi à travers lui.''

*******

Dans mon thème:

Memoria Luce (3')

*******

Madeleine 18/06/2015 09:58

Ci-dessous, un ''Jean l'évangéliste'' dont on ne peut douter qu'il s'agit d'une femme:
on devine ses seins et ses pieds sont fins (on voit les détails en passant la souris
sur l'image):

http://www.artvalue.fr/auctionresult--follower-of-negretti-jacopo-pa-st-john-the-evangelist-1717518.htm

*******

Et ici, une représentation ancienne des deux (et non trois ou quatre) femmes à la croix, sans que le doute, là non plus, ne soit possible sur l'identité féminine du disciple que Jésus aimait (et elle tient un livre en mains):

http://www.brynmawr.edu/library/exhibits/hours/27MS33v.html

Le rouge et le blanc sont bien les couleurs de Marie-Madeleine, au Moyen Age:

http://library.syr.edu/digital/collections/m/MedievalManuscripts/ms05/234v.jpg

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Compagnie/amour.jpg

*******

Cela étant, les versets Jean 19:25 et 19:26 parlent d'eux-mêmes... excepté pour ceux
à qui s'applique l'adage ''Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir'' et qui inventent la présence d'un homme à la croix alors que des femmes seulement sont nommées.

Et la conjonction ''oun'' (donc, par conséquent) en 19:26 marque bien la conséquence directe d'une cause énoncée avec ''dé'' (or, mais) en 19:25, juste avant.

L'auteure du quatrième utilise d'ailleurs beaucoup le développement logique avec ''or... donc'', dans son évangile (presque 200 ''oun'' seulement en Jean). Par exemple, juste avant, en 23-24: ''OR la tunique était d'une pièce DONC ils dirent: ne la déchirons pas.''

*******

Madeleine 11/06/2015 11:06

En poursuivant ma méditation sur la kénose et sur l'adjectif grec ''kenos'' (vide, stérile):

J'ai recherché le mot copte qui voulait dire ''stérile'' dans le discours du Tonnerre (NH VI-2, 13:23) car, dans l'évangile selon Philippe (logion 55), la Sagesse est aussi appelée ''stérile''. Or il s'agit de Marie-Madeleine puisque cette Sagesse est définie comme étant la compagne du Sauveur. Donc le sujet m'intéressait.

Dans le discours du Tonnerre, c'est le mot copte ''a6rên'' (avec chima) qui est utilisé.

Si je médite sur l'étymologie de ce mot dans l'option d'une origine grecque, je pense à ''achrên'', avec un a privatif. Et je découvre dans mon dictionnaire de grec ancien le substantif ''tò chrên'' (du verbe ''chrê'') qui veut dire: ce qu'il faut, ce qui doit être, la nécessité, la fatalité, la mort.

Donc je pense que la Sagesse ''stérile'' dont nous parlent l'évangile de Philippe et le Tonnerre est une Sagesse privée de nécessité, de fatalité, de mort: ''a-chrên''.

Or Jésus n'a-t-il pas justement délivré Marie-Madeleine des ''epta daimonia'' (sept génies) qui ont imposé la Loi de la Nécessité aux Juifs (la Loi des Sept) ? Je rappelle ici que Simon Pierre coupe l'oreille droite de l'esclave du grand-prêtre du Temple (Jean 18:10). Or cette oreille droite était précisément vouée à la déesse Némésis, la déesse de la Nécessité.

Cette Sagesse qui est stérile est donc celle qui est devenue ''libre'' de toute nécessité: elle n'est plus dépendante de la destinée, du fatum, de l'obéissance, de la soumission, de l'obligation, du karma, etc.

Elle est stérile car elle est sans nécessité: ''a-chrên''.
La fertilité est, au contraire, nécessaire à ce monde.

Heureux les enfants de la Stérile, car ils seront libres!

*******

Dans mon thème:

Adrastea Rip (2')

Adrastea = la Loi de Nécessité = la Bête = ADRSTA = 666
(pour les hindous, le mot exact ADRSTA signifie le karma)

Rip = Requiescat in pace (qu'elle repose en paix)

*******

Dans mon thème, ''opposé'' à Adrastea:

Davidknight Adrastea (180° 5')

''Et je vis la Bête, et les rois de la terre, et leurs armées assemblées pour livrer combat à celui qui était assis sur le cheval et à son armée.'' (Apocalypse 19:19)

''Moi Jésus, je suis la racine et la postérité de David'' (Apocalypse 22:16)

*******

Dans mon thème, ''opposé'' à Nemesis:

Protos Nemesis (180° 1')

Prôtos en grec = Premier

*******

Madeleine 13/06/2015 07:17

Dans mon thème:

Protos Populus (1')

Populus en latin = Peuple

Ce peuple auprès de qui le Prôtos se plaçait et qui ne l'a pas écouté:

''Jérusalem, Jérusalem, qui tue les prophètes et lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu !'' (Matthieu 23:37)

*******

Mais on peut aussi entendre ''Prôtos Populus'' comme étant le ''premier peuple'', celui du Commencement, celui du vrai Dieu. Il se trouve alors en opposition exacte (180°) avec la Némésis, laquelle a été créée par Yahvé quand il a créé la mort, la fatalité, pour l'homme (Genèse 6:3).

Ce proto-peuple est celui auquel Jésus fait allusion, quand il répond à Nicodème: ''Si quelqu'un n'est engendré dès l'origine, il ne peut voir le royaume de Dieu.'' (Jean 3:3)

*******

Madeleine 09/06/2015 12:25

Dans mon thème:

Kenos Pierralba (5')

Kenos en grec = vide, stérile
Pierralba = pierre blanche

''A celui qui vaincra, je lui donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et, sur le caillou, un nouveau nom écrit, que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit.'' (Apocalypse 2:17)

*******

Un caillou blanc: ''psêphos leukê'' est une expression juridique qui veut dire ''la boule blanche, celle qui absout'' par opposition à la boule noire qui condamne (''psêphos melaina''). Ces boules étaient déposées dans des urnes.

Cette conjonction dans mon thème (Kenos Pierralba) peut vouloir dire que l'acte volontaire de kénose déclenche le don divin de cette pierre blanche de ''l'absolutio'', terme latin qui veut dire acquittement mais aussi ''achèvement, perfection''. On peut retrouver ces deux mots traduits en grec par l'exact contraire de kénôma: plêrôma.

Ou quand la kénose mène au plérôme ?

*******

Il s'agit donc de ''stériliser'' notre égo de ses prétentions à agir personnellement, afin que Dieu puisse s'y installer et opérer divinement à partir de cet égo vidé, stérilisé, mais non anéanti.

En d'autres termes: si nous habitons notre égo, où Dieu pourrait-Il loger en nous ? Il nous faut donc l'évacuer comme on vide un appartement de ses affaires personnelles, pour laisser la place au locataire suivant.

Kenoô: vider, épuiser, dégarnir, dépouiller, abandonner, quitter.
Kénôsis: l'action d'évacuer, de vider, de purger.
Kénôma: espace vide.

*******

Madeleine 09/06/2015 12:18

''Jésus a dit: Le Royaume du Père est comparable à une femme: alors que portant une cruche remplie de farine elle faisait une longue route, l'anse de la cruche se brisa et la farine s'écoula derrière elle sur la route. Elle ne le savait pas, elle n'a pas su peiner. Lorsqu'elle parvint à sa maison, elle déposa la cruche et la trouva vide.'' (Evangile de Thomas 97)

La femme du logion 97 de Thomas n'habitait pas (ne peinait pas) dans sa cruche, dans son égo, dans son avoir personnel. C'est ainsi qu'elle ne s'est pas aperçue que son égo se vidait. Cette femme est ainsi devenue l'habitation de Dieu, son royaume.

*******

Madeleine 09/06/2015 12:07

A un niveau divin, on peut imaginer cette kénose comme étant une sorte de purge, de ''nécessaire vidange'' qui serait indispensable à Dieu pour ne pas imploser sous la pression du pneuma qu'Il engendre en permanence en Lui.

La ''rosée du Saint-Esprit'' serait alors une sorte d'inexorable irradiation de pneuma au-dehors de Dieu, tout comme le Soleil est ''obligé'' d'émettre ses rayons dans le vide glacé de l'Espace pour ne pas imploser sous l'excès de chaleur qu'il génère.

Ensuite, sur Terre, ceux qui sont réceptifs à cette ''irradiation pneumatique'' seraient ceux que l'on appelle les enthousiastes, les prophètes, ou tout simplement ceux qui sont intuitifs, inspirés.

Cela dit, pourquoi certains y sont-ils réceptifs et d'autres pas ?

''Ne clame pas vers Dieu,
en toi-même est la Source.
N'en bouche pas l'issue,
sans fin elle jaillira.''

Angélus Silésius

*******

Madeleine 09/06/2015 12:04

''Marie Madeleine, le Sauveur l'aimait plus que tous les disciples et il l'embrassait sur la bouche souvent. Le reste des disciples lui dirent: Pourquoi l'aimes-tu plus que nous tous ? Le Sauveur répondit et leur dit: Pourquoi ne vous aimé-je pas comme elle ?'' (Philippe, logion 55)

On voit que la question des disciples et la réponse de Jésus montrent, de façon indubitable, que l'amour qu'il y avait entre Jésus et Marie-Madeleine n'était pas un amour sexuel, et on peut le démontrer par l'absurde:

''Les disciples lui dirent: Pourquoi l'aimes-tu sexuellement plus que nous tous ? Le Sauveur répondit et dit: Pourquoi ne vous aimé-je pas sexuellement comme elle ?''

Mais on peut voir aussi que la réponse de Jésus (''comme'' elle) trahit un amour conditionnel, si pas en quantité du moins en qualité. Et on retrouve cette différence qualitative dans l'emploi du mot ''agapê'' (amour absolu) quand le disciple que Jésus aime est Marie-Madeleine (Jean 19:26) et l'emploi du mot ''philia'' (amour affectueux) quand le disciple que Jésus aime est Jacques (Jean 20:2). De la part de la même auteure - qui montre peut-être là une pointe de fierté personnelle ? - la précision ne saurait être fortuite car on la retrouve aussi en Jean 13:23 et Jean 11:37.

Agapaô: aimer, chérir, avec une nuance de prédilection, de préférence; embrasser.
Philia: amitié, affection, tendresse, amour, penchant.

*******

Madeleine 28/05/2015 16:47

Comment peut-on douter que ''Jean'' soit intégralement gnostique, quand on lit:

''N'aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde: si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui.'' (1 Jean 2:15)

Le monde n'est-il pas l'oeuvre du Créateur ? Si ''Jean'' adore celui-ci, alors pourquoi mépriser autant sa création ? Cela n'a pas de sens. Donc Jean méprise le Créateur et sa création qui est le monde et invite ses disciples à n'adorer que le Père, l'Esprit.
Ceci démontre un enseignement authentiquement gnostique.

*******

Et donc Paul est bien l'ennemi, l'Antichrist, lui qui est un fanatique de la Loi du Créateur et persécute les premiers chrétiens, ceux qui suivent un Jésus gnostique adorant un Père ''autre'' que celui de cette Loi, autre que Yahvé/YHWH:

''Il appelait son propre Père Dieu, se faisant lui-même égal à Dieu.'' (Jean 5:18)

(et non: ''Il appelait Dieu son propre Père'')

Son propre Père: ''idios'' en grec veut dire ''particulier, privé, singulier, en propre''.
Ce n'est donc pas le Dieu de tout le monde, du collectif. Ce n'est pas Yahvé.

''Ils lui disaient donc: Où est ton Père ? Jésus répondit: Vous ne connaissez ni moi ni mon Père; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père.'' (Jean 8:19)

''Ils ont haï, et moi et mon Père.'' (Jean 15:24)

Les Juifs ont-ils haï Yahvé ?

*******

''Le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde.'' (1 Jean 4:14)

Si le monde était l'oeuvre du Père, alors pourquoi celui-ci n'agit pas directement sur le monde pour le sauver ? Parce que le monde n'est pas l'oeuvre du Père mais celle du Démiurge et que le Père, étant en dehors de la Manifestation, n'a aucun pouvoir sur le monde: l'Esprit n'a aucun pouvoir sur la matière, seulement sur l'esprit. Alors le Père envoie le Fils pour que le Fils sauve le monde en enseignant aux esprits des gens à agir eux-mêmes sur la matière (comme le fit Enki, par exemple). C'est différent.

Mais ce monde ne veut être civilisé que par contrainte (lois, interdits, etc)! Pas par conscience, ce qui lui demanderait plus d'énergie que d'obéir. Alors ce monde a rejeté l'enseignement de l'Esprit et a conservé celui de la Loi. Il a rejeté le vrai Dieu, libérateur, et a conservé le Démiurge, celui qui accable l'homme de contraintes et finit par le faire mourir.

Heureux ceux qui ''se'' seront ressuscités d'entre les morts! Et Jésus nous montre la voie de cette résurrection, c'est la voie de la connaissance (gnose): ''La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi le seul véritable Dieu.'' (Jean 17:3)

Et ici encore, pourquoi préciser ''le seul véritable'' ?

*******

Madeleine 22/05/2015 14:11

La date de rédaction de l'évangile:

Il a dû être rédigé ''avant'' la destruction de Jérusalem en 70 car, en Jean 5:2, l'auteure mentionne, à l'indicatif présent, l'existence et l'appellation de la piscine de Béthesda.
Or partout ailleurs, elle emploie l'imparfait (en 4:6 par exemple: ''Là se trouvait le puits de Jacob'').

''Après cela, il y eut une fête des Juifs et Jésus monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près de la Probatique, une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques.'' (Jean 5:1-2)

Grâce à Flavius Josèphe, on a une idée assez précise de ce que fut la destruction de Jérusalem et on a la preuve que tout fut brûlé en 70, notamment à cet endroit qui était situé à l'angle nord-est du Temple (incendié lui aussi). Donc cette inconsciente évocation ''au présent'' ne peut être qu'historique et témoigner en faveur d'une rédaction avant 70 et loin de Jérusalem (Patmos ou Ephèse).

De plus, aucune allusion à la destruction de la ville n'est faite dans l'évangile, ce qui serait incompréhensible s'il avait été écrit ''après'' les événements, et ce d'autant plus que Jésus avait prophétisé la destruction du Temple à ses disciples (Matthieu 24:2). Les évangélistes dont Jean/MM ne se seraient pas privés de produire cette preuve que Jésus était un authentique prophète.

A ce propos, même l'Apocalypse qui prophétise la destruction de Jérusalem (= la Grande Prostituée) le fait dans des termes tellement fantasmés par rapport à la réalité de 70 que, là encore, on a certainement un écrit qui a dû être rédigé ''avant'' les événements (même si cette destruction fut une tragédie incommensurable).

*******

Madeleine 22/05/2015 14:04

Une énigme:

Comment Pierre peut-il ne pas reconnaître Jésus sur le rivage, en Jean 21:4, alors qu'en Jean 20:20, on nous prétendait que: ''Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur'' ?

Parce que tout l'épisode où Jésus apparaît aux disciples, après sa résurrection (épisode avec Thomas, etc), a été rajouté à l'évangile initial. Cela va de Jean 20:18 jusqu'à la fin du chapitre 20.

Je crois que ces ''auteurs tardifs'' ont très bien compris que l'évangile avait été écrit par Marie-Madeleine, et que c'était trop flagrant sans cet épisode rajouté, comme on va le voir ci-dessous:

''Ayant dit cela, elle se tourna en arrière, et elle voit Jésus qui était là; et ELLE NE SAVAIT PAS QUE CE FUT JESUS.'' (Jean 20:14)

Elle pensait que c'était le jardinier. Puis Jésus l'appelle par son nom et ainsi elle le reconnaît. Donc à partir de ce moment-là, elle est la seule à avoir vu Jésus dans son corps ''ressuscité''.

Supprimons l'épisode rajouté et lisons la suite:

''Et le matin venant déjà, Jésus se tint sur le rivage; LES DISCIPLES TOUTEFOIS NE SAVAIENT PAS QUE CE FUT JESUS.'' (Jean 21:4)

''Ce disciple donc que Jésus aimait, dit à Pierre: C'est le Seigneur.'' (Jean 21:7)

Qui, à part Marie-Madeleine, avait déjà vu Jésus dans son nouveau corps ?
Donc c'est bien elle, le disciple que Jésus aimait.

*******

Ce rajout ultérieur fut certainement mis là pour trois raisons importantes:

- effacer le fait que l'évangile avait été écrit par une femme
- effacer le fait que cette femme était l'héritière privilégiée de Jésus
- faire croire que les disciples, eux aussi, avaient reçu le Pneuma (Jean 20:22).

Or ces faussaires ont commis une grossière erreur, en parlant de Pneuma ''Agion''.
Ensuite comment Jésus pourrait-il leur donner l'Esprit qu'il a rendu (Jean 19:30) ?

*******

D'ailleurs, Jésus ne ''rend'' pas l'Esprit:

Il le ''livre'' (paradidômi en grec) et il le livre après avoir incliné la tête.
Donc il le livre aux deux seules personnes qui sont ''sous'' la croix.
Ou seulement à l'une d'entre elles...

*******

Madeleine 22/05/2015 13:58

Pourquoi est-ce impossible que Jésus ait donné l'Esprit Saint (Pneuma Agion) aux disciples, lors de cette soi-disant apparition, en Jean 20:22 ? Parce que, si on veut donner à boire à quelqu'un, on lui fait boire l'eau (Pneuma) mais certainement pas l'eau + le bol (Pneuma Agion)! Seulement l'eau, l'Esprit. Comment pourrait-on boire un bol, un sanctuaire ?

Donc tout ce passage de l'apparition de Jésus aux disciples vient d'un faussaire ultérieur ignorant. (Et Thomas qui était absent n'a rien reçu, c'est pas de chance...)

Si le passage avait été de l'auteure originelle, elle aurait juste écrit ''Pneuma''.
Mais Jésus ne possède déjà plus le Pneuma à ce moment-là:

L'Esprit entre en lui en Jean 1:32.
L'Esprit sort de lui en Jean 19:30.

A partir de Jean 19:30, c'est Marie-Madeleine qui possède l'Esprit.
Elle est devenue l'Esprit Saint = le sanctuaire de l'Esprit.

*******

Quand il s'agit de l'Esprit ''Agion'', il s'agit donc d'une personne, d'un contenant.
Ce contenant, c'est le ''sanctuaire'' qui contient Dieu.

''To agion'': le lieu saint, le sanctuaire.

On voit qu'il s'agit d'une personne, car elle parle, elle entend (Jean 16:13).
Et elle juge (Jean 16:8)...

*******

De plus, l'Esprit Saint ne saurait être qu'une femme:

''Certains disent que Marie a conçu de l'Esprit Saint. Ils se trompent. Ils ne savent pas ce qu'ils disent. Quand une femme a-t-elle jamais conçu d'une femme ?'' (Philippe 17)

''Elle qui est la première Pensée, l'image de cet Esprit, elle fut la matrice de tout car elle existe avant eux tous. Elle est la Mère-Père, l'Homme primordial, l'Esprit Saint, le triple mâle, la triple puissance, le triple nom androgyne, l'Eon éternel parmi les éons invisibles et la première à être sortie.'' (Apocryphon de Jean, NH IV-1)

Le fils de l'Homme = le fils de l'Esprit Saint.

*******

Madeleine 22/05/2015 13:53

''Et l'un d'entre vous est un diabolos.'' (Jean 6:70)

Certains exégètes veulent à tout prix nous faire croire que Judas était un initié et qu'il était chargé de transmettre l'enseignement de Jésus. Et ce, parce que le verbe ''paradidômi'' veut aussi dire ''transmettre''.

Mais ce ''diabolos'' en Jean 6:70 ne laisse pourtant aucune place au doute:

Diabolos: ''celui qui médit, dénigre; accusateur, délateur, calomniateur; le diable.''

*******

''Or l'un de ses disciples, que Jésus aimait, était à table dans le sein de Jésus.
Simon Pierre donc lui fait signe de demander lequel était celui dont il parlait.
Et lui, s'étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit: ''Seigneur, lequel est-ce ?''
(Jean 13:23-25)

Si Pierre est trop loin pour poser la question directement à Jésus, pourquoi est-il assez près pour entendre sa réponse ? Voilà encore une subtilité qui échappe aux exégètes. L'explication est simple: c'est une façon hermétique de montrer, sous la plume de la disciple que Jésus aimait et qui est l'auteure de cet évangile, que ce disciple est une femme puisqu'elle a besoin de l'autorisation de Pierre pour parler en public.

*******

Madeleine 18/05/2015 18:44

''Texts from the Berlin Gnostic Codex (Akhmim Codex, Papyrus Berolinensis 8502). This Coptic codex was acquired in Cairo in 1896. It contains portions of three Gnostic texts now known as the Apocryphon of John, the Sophia of Jesus Christ, and the Gospel of Mary.''

http://gnosis.org/library/gs.htm

Est-ce étonnant de retrouver le Livre des secrets (ou Apocryphon) de Jean conjoint, dans le même codex, à l'évangile de Marie-Madeleine et à la Sophia de Jésus-Christ, quand on a compris que Jean = Marie-Madeleine = Sophia ?

*******

Dans mon thème:

Johnsophie Liberatrix (8')
Miriam Davidjohn (1')
Abundantia Wisdom (2')
Patria Sapientia (4')

(sur 21.600 minutes d'orbe)

*******

Madeleine 17/05/2015 11:32

Beloved Disciple was a ''she'':

''This disciple witnessed about all these (things); also (this is the disciple who) has written them. We know that she (has testified) true testimony.''

http://audlinbooks.com/tag/beloved-disciple/

*******

Madeleine 17/05/2015 11:30

Jean/MM n'a pas seulement écrit un évangile mais aussi trois épîtres.
J'ai déjà parlé de la deuxième, selon moi écrite à sa soeur Marthe.

*******

Le ''Gaïus'' à qui Jean écrit sa troisième épître, c'est... le futur empereur Caligula. Il était ami avec Jean/MM au point de l'envoyer auprès de Tibère pour défendre la légitimité de la royauté de Jésus:

''Quant à Carios, il envoya auprès de l'empereur l'apôtre Jean qui lui dit toute chose au sujet de Jésus. L'empereur Tibère accorda de grands honneurs à Jean et il écrivit au sujet de Jésus qu'on le prit pour le faire roi.''

http://remacle.org/bloodwolf/apocryphes/coptes1.htm

La tradition orthodoxe rapporte d'ailleurs une entrevue de Marie-Madeleine avec l'empereur Tibère, au sujet de Jésus.

On voit que Jean/MM reçut de grands honneurs de l'empereur Tibère grâce à Gaïus.
De quoi l'appeler affectueusement ''très cher'' dans sa troisième épître, et lui souhaiter
de ''prospérer'' ? Ne pas oublier que Jean/MM était historiquement Mariamne, soeur d'Agrippa, l'ami intime de Gaïus Caligula (et fait roi par ce dernier):

''Agrippa avait d'ailleurs agi envers Caius comme devait le faire un homme honoré par lui: il avait embrassé son cadavre et, après l'avoir couché sur un lit et lui avoir donné des soins autant que faire se pouvait (...)'' (Antiquités Judaïques XIX-IV)

De plus, Antonia et la mère de Marie-Madeleine et d'Agrippa, Bérénice, étaient très liées. Donc forcément, leurs enfants respectifs avaient fait connaissance et étaient devenus amis.

*******

Dans cette troisième épître, Jean/MM remercie Gaïus d'être ''fidèle aux frères''. Sans doute parce qu'il s'en prend aux Juifs (AJ XIX-I) qui avaient fait mettre Jésus à mort et
qui martyrisaient l'assemblée des chrétiens à Jérusalem.

*******

Madeleine 17/05/2015 11:27

Cette épître a dû être écrite entre 33 et 37, avant que Caius ne devienne empereur.
Et la différence d'âge (entre 18 et 26 ans de différence) se sent dans la lettre.

Jean/MM avait peut-être pressenti le psychisme fragile du jeune homme:

''Bien-aimé, n'imite pas le mal mais le bien.'' (3 Jean 1:11)

*******

Le Caius/Carios qui est décrit dans l'évangile des douze apôtres était un ''grand de l'empereur'' et un ''grand de Galilée''. On ne sait pas ce que fit Caligula avant son statut d'empereur. Mais puisqu'il était un ami intime d'Agrippa, on peut penser qu'ils se recevaient l'un chez l'autre, à Rome et en Judée. Etait-il en Galilée en villégiature ?

De plus, jamais Tibère n'aurait décidé que Jésus soit pris pour être fait roi si celui qui l'avait renseigné n'était pas un de ses proches officiels, comme par exemple son fils adoptif. Enfin, une fois devenu empereur, Caligula exigea (sans succès grâce à Agrippa) que l'on fasse ériger sa statue dans le Temple de Jérusalem, précisément,
ce qui montre là aussi son intérêt pour la Judée (et son mépris pour les Juifs).

Enfin, si Jean/MM invite son interlocuteur à saluer ''les amis'' et non ''les frères'', c'est que l'épître n'était pas destinée à un chrétien mais à un protecteur des chrétiens. Et on peut décrire Caius comme tel, lui qui voulait que Jésus devint roi des Juifs.

*******

Les chrétiens comprendront un peu mieux le Christianisme ''historique'' quand ils accepteront le fait que le noyau central des premiers chrétiens était hérodien: Jésus, Philippe, Jacques et Marie-Madeleine, en tous cas, et qu'ils étaient amis des romains (c'est un centurion romain et nul autre qui ''décrète'' que Jésus est mort)...

*******

Madeleine 17/05/2015 11:25

On va voir que tout se tient dans la famille hérodienne. Et on va constater que ce sont les femmes qui révèlent l'identité historique de Jésus.

L'évangile selon Philippe nous dit (logion 32): ''Il y avait trois femmes qui étaient proches du Seigneur: sa mère Marie et sa soeur et Marie Madeleine, qu'on appelait
sa compagne. En effet, sa soeur était une Marie, sa mère et sa compagne aussi.''

Marie = Mariham dans les versions coptes des évangiles et Mariamme en français.

1. Sa mère est MARIAMME II, fille de Simon Boéthus et l'une des épouses d'Hérode le Grand. Ce dernier est donc le père de Jésus, d'où la légitimité de celui-ci au trône de Judée (Hérode l'avait d'ailleurs nommé son héritier par testament avant de se raviser, suite à la répudiation de sa mère). Elle est la VIERGE MARIE. Dans l'évangile de Luc en grec, elle est toujours appelée ''Mariam'' et son père (le grand-père maternel de Jésus) est le fameux Siméon de Luc 2:25, grand-prêtre au Temple. Ses deux frères Joazar et Eleazar (les oncles de Jésus) ont aussi été des grands-prêtres au Temple.

2. Sa compagne (et non son épouse légitime qui était Hérodiade) est MARIAMME III,
fille d'Aristobule et de Bérénice, et petite-fille d'Hérode le Grand par Mariamme I, l'Hasmonéenne. On voit qu'elle est de lignée sacerdotale (les Hasmonéens). Elle est MARIE-MADELEINE, devenue après son travestissement JEAN l'évangéliste (fils de Zébédée/Theudas, son père adoptif après l'assassinat d'Aristobule en -7). On voit que, loin d'être inculte, cette princesse hérodienne était instruite, d'où l'excellent grec de son évangile.

3. Sa (belle) soeur est MARIAMME IV, fille de Joseph (neveu d'Hérode) et d'Olympias (fille d'Hérode par Maltaké la Samaritaine). Elle est l'épouse d'Hérode de Chalcis (= Jacques, fils de Zébédée/Theudas), lui aussi de lignée sacerdotale. Elle est MARIE (l'épouse et non la mère) DE JACQUES. En Matthieu 27:56 et en Marc 15:40, elle est appelée ''Marie de Jacques et mère de José'' (et non ''mère de Jacques et de José'').

A noter que Jésus a eu de la descendance (trois petits-fils) en Arménie Mineure par Salomé, la fille qu'il a eue avec son épouse Hérodiade. Et nulle part il n'est écrit dans les évangiles qu'une ''Salomé'' soit la mère de Jacques et Jean, car celle-ci était Bérénice (ou Véronique, le B et le V étant interchangeables), la ''mère des fils de Zébédée'' citée en Matthieu 27:56. La Salomé des évangiles (Marc 16:1) est donc
la propre fille de Jésus.

Le ''saint Graal'' ou lignée historique du sang de Jésus est donc à chercher du côté de l'Arménie Mineure car Salomé fut l'épouse d'Aristobule, fils d'Hérode de Chalcis et roi de cette ''Petite Arménie'' (Guerre II, XIII-2).

*******

Madeleine 17/05/2015 11:23

Pour compléter la ''famille'' hérodienne que furent les premiers dirigeants chrétiens, rappeler ici que le disciple Philippe auquel s'adresse Jésus en Jean 6:5 est Hérode Philippe, le tétrarque. Car il est inconcevable que Jésus s'adresse à un simple disciple pour lui demander ''où acheter des pains'' pour cinq mille personnes. Par contre, cette demande est tout à fait légitime si le Philippe en question est le gouverneur de cette région de Batanée où se trouve Jésus à ce moment-là, c'est-à-dire Philippe le Tétrarque.

*******

A propos de ce Philippe, je pense qu'il était le frère ''de père et de mère'' de Jésus. Cela ferait de Mariamme II, fille de Simon Boéthus, la même femme que la mystérieuse Cléopâtre de Jérusalem, mère de Philippe le Tétrarque. Et cette femme serait donc la mère de Jésus, citée en Jean 19:25. De quoi expliquer ''Marie de Klôpa'' ou ''Marie de Kléopa'' suivant les versions ?

Ainsi, le problème interminable concernant Hérodiade dans les évangiles pourrait être résolu, de façon raisonnable, en changeant un rien le verset qui a toujours posé problème aux historiens, en Marc 6:17.

Au lieu de: ''Car Hérode lui-même avait envoyé prendre Jean et l'avait fait lier dans une prison, à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe son frère.''

On aurait: ''à cause d'Hérodiade, la femme du frère de Philippe.''

Car il y a un Hérode inconnu, ''frère de Philippe'', qui traîne dans les écrits de Flavius Josèphe sans que cela pose problème aux historiens, apparemment (alors qu'il était tout de même un des fils directs d'Hérode le Grand*)! Je résous cette énigme en affirmant que c'est le même Hérode que le fils de Mariamme II, celle-ci étant la même femme que Cléopâtre de Jérusalem:

''Il avait encore épousé Cléopâtre de Jérusalem dont il eut deux fils, Hérode et Philippe, ce dernier aussi élevé à Rome.'' (AJ XVII, I-3 et Guerre I, XVIII-4)

Et Hérodiade était effectivement l'épouse légitime de cet Hérode, fils de Mariamme II, Hérode que je nomme Jésus Hérode Simon (du prénom de son grand-père) ou encore IHS, ou encore IHC en copte (ou même le IC copte: Jésus Simon).

* on ne retrouve pas non plus cet Hérode dans la répartition que fit Auguste des terres d'Hérode le Grand (AJ XVII, XI-4 et Guerre II, VI-3). Ce qui n'est pas normal ''sauf'' s'il était le Hérode fils de Mariamme II, répudié par Hérode le Grand.

*******

Madeleine 17/05/2015 11:21

Il n'y a pas que la disciple que Jésus aimait, Marie-Madeleine, qui fut ''éliminée'' par le clergé des débuts du Christianisme sous la forme d'un homme appelé Jean.

Mes lecteurs assidus se souviendront aussi de la reine mage, qui fut ''éliminée'' sous la forme d'un homme, un roi mage - et même un roi black, Balthazar, pour doublement supprimer la femme blanche - par un clergé plus tardif.

Cette reine mage était très reconnaissable, sans équivoque possible, sur les représentations de la visite des rois mages jusqu'à la moitié du XVe siècle maximum.

Petit rappel de ce qui semble avoir échappé aux historiens de l'Art (les mêmes qui n'ont pas ''vu'' Marie-Madeleine dans la femme barbue du plat de couverture de l'évangéliaire de Lorsch, ''éliminée'' elle aussi sous la forme d'un homme, Zacharie):

http://magdala.over-blog.net/article-porter-l-esprit-saint-119751565.html

*******

Même tenue que la vierge Marie:

http://www.wga.hu/art/g/giotto/assisi/lower/ceiling/03christ.jpg

http://www.wga.hu/art/l/luca/adoratio.jpg


En robe rouge de Marie-Madeleine:

http://www.wga.hu/art/a/angelico/13/07adorat.jpg

Idem ci-dessous + même tenue que Jésus:

http://www.wga.hu/art/l/lorenzo/monaco/1/17monaco.jpg


Autres:

http://www.wga.hu/art/g/gentile/adormagd.jpg

http://www.wga.hu/art/l/lorenzo/monaco/2/45monaco.jpg

*******

Madeleine 17/05/2015 11:18

Selon moi, les trois rois mages représenteraient la Trinité. C'est pourquoi il y a une femme parmi eux, car elle représente l'Esprit Saint qui est de nature féminine. Le remplacement de cette femme par un homme, sur les tableaux, se produisit peut-être
à une époque où le clergé voulait imposer l'idée d'une identité masculine pour l'Esprit Saint.

Ainsi le vieux roi agenouillé devant l'enfant Jésus représenterait Dieu.
Et, logiquement, le ''couple'' derrière lui représenterait Logos et Sophia.

Cette reine mage serait donc la Fiancée et la Sophia (Marie-Madeleine).
Et le roi mage auprès d'elle serait le Fiancé et le Logos (Jésus).

http://www.wga.hu/art/g/gaddi/taddeo/croce/11baronc.jpg

L'enfant Jésus représenterait le Christianisme, béni par les trois dons de la Trinité.

*******

Pour revenir à l'auteure du quatrième évangile, elle écrit sur elle-même:

''Un être envoyé d'auprès de Dieu naît.
Son nom: Jean.

Celui-ci vient pour un témoignage,
afin qu'il rende témoignage à propos de la lumière,
afin que tous les êtres aient foi à travers lui.'' (Jean 1:6-7)

''Un être envoyé d'auprès de Dieu'' ne peut être que Logos ou Sophia. Donc il s'agit bien de Marie-Madeleine, incarnation de Sophia, venue ici-bas pour ''témoigner'' du Logos, son parèdre. Car elle est la seule qui puisse donner sa légitimité divine à Jésus, puisqu'elle est la seule à ''connaître'' qu'il vient de Dieu.

Les exégètes prétendent que ce Jean (Jean 1:6) est le Baptiste. Mais Jésus dit lui-même que Jean-Baptiste ne fait pas partie du royaume des cieux. A fortiori, il ne
peut pas venir du sein de Dieu (para Theou):

''En vérité, je vous dis: parmi ceux qui sont nés de femme, il n'en a été suscité aucun de plus grand que Jean le baptiseur; mais le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.'' (Matthieu 11:11)

De plus, si Jean-Baptiste faisait partie de Dieu, il n'aurait pas besoin de s'emparer du royaume des cieux par violence (Matthieu 11:12).

*******

Madeleine 17/05/2015 11:16

Dans le ''Dialogue du Sauveur'' (Nag Hammadi, III-5):

''Ses disciples, au nombre de douze, demandèrent: (...). Marie dit: C'est une seule parole que je dirai au Seigneur au sujet du mystère de la vérité: C'est dans ceci que nous nous sommes tenus et c'est aux êtres de ce monde que nous sommes visibles.''

http://www.naghammadi.org/traductions/textes/dialogue_sauveur.asp

On voit dans ce passage que ''Marie'' fait partie intégrante des Douze. Donc elle se trouvait bien auprès de Jésus lors de la dernière Cène, comme tant d'artistes l'ont compris, par exemple ici où on voit nettement les deux ''M'' dans ses doigts:

http://magdala.over-blog.net/article-l-epouse-engendree-85571607.html

Ou encore ici où elle fait le signe de l'Esprit Saint (Sophia) qu'elle incarne:

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Compagnie/Eglisedusacrecoeurlille.jpg

*******

Rappel de quelques représentations d'un ''Jean'' féminin:

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Jeancom/jean01.jpg

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Divers/jeanCoupe.jpg

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Divers/jeanvolvic.jpg

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Jean/jeanPatm.jpg

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Divers/jean1.jpg

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Jeancom/jean07.jpg

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Jean/jeanMM.jpg

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Jean/jeanMadeleine.jpg

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Jean/JohnDove1.jpg

http://idata.over-blog.com/4/46/35/79/Jean/fiances.jpg

*******

Madeleine 17/05/2015 11:12

Dans la coupe que tient Jean/MM, ci-dessous, on voit un petit dragon ailé.

Le dragon ailé est, précisément, le symbole du Mercure, en alchimie. Et le Mercure
est le principe féminin, volatil et humide (le Soufre étant le principe masculin).

Cette représentation assez fréquente de ''Jean'' veut-elle montrer, de façon hermétique, que Jean était en réalité une femme ? Ou fait-elle allusion au Grand Oeuvre ? En tous cas, ''Jean'' bénit ce petit dragon ailé (et cela n'a rien à voir avec la ''légende'' du poison que Jean aurait bu à Ephèse, etc).

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_Petit_Palais_-_Saint_Jean_l%27%C3%A9vang%C3%A9liste_-_16%C3%A8me_si%C3%A8cle_-_001.jpg

Lien plus accessible par ici:

http://en.wikipedia.org/wiki/Petit_Palais

*******

D'autres représentations:

https://www.flickr.com/photos/amthomson/7772005184/sizes/l/in/photostream/

https://www.flickr.com/photos/7549203@N04/8183192839/sizes/l/in/photostream/

http://www.christchurchandstmarkswatford.org.uk/images/St-John-and-dragon.jpg

http://www.doltonparishchurch.org/stainedglass/sanctuary-st-john.jpg

http://www.wga.hu/art/g/greco_el/18/1804grec.jpg

*******

Madeleine 17/05/2015 11:08

''Vie était en lui, et la vie était la lumière des hommes.'' (Jean 1:4)

Pour bien comprendre ce verset, intégralement gnostique, il faut aller chercher un écrit de la même auteure: ''Le Livre des secrets de Jean'' et ce passage concernant ''Vie'':

''Le Père-Mère envoya alors, par l'intermédiaire de son Esprit bienfaisant et plein de pitié, comme aide pour Adam, Épinoia de lumière, celle qui provient du Père-Mère et que l'on a nommée “Vie”. C'est elle qui porte secours à la création entière, qui peine avec lui (Adam) et le restaure dans sa perfection, qui l'instruit de la descente de sa semence en l'instruisant du chemin du retour, chemin par lequel il est descendu. Et Épinoia de la lumière est cachée en Adam pour que les archontes ne perçoivent pas (sa présence) mais aussi pour qu'Épinoia devienne (l'agent du) redressement de la déficience de la Mère.''

On voit que Zoé-Vie provient du sein du Père-Mère (''Vie était en lui'') et qu'elle est la lumière (phôs) qui éclaire l'homme (anthrôpos) symbolisé par Adam, et qu'elle est cachée en lui:

''Mais Épinoia de la lumière qui est en lui, c'est elle qui éveillera sa pensée!''

Donc loin d'être l'évocation d'une simple vie organique, ce mot grec ''zôê'' (vie) qui se trouve en Dieu, en Jean 1:4, est ''Épinoia de lumière''. Voir ce qu'il est dit d'elle dans le texte ci-dessous:

http://www.naghammadi.org/traductions/textes/livres_secrets_jean.asp

*******

Et ce texte nous éclaire du même coup sur le verset suivant, Jean 1:5:

''Épinoia de la lumière se cacha alors en lui et le Premier Archonte voulut l'en faire
sortir au moyen de la côte d'Adam. Mais comme Épinoia de la lumière est un être insaisissable, l'obscurité qui la poursuivait ne la saisit pas.''

''Et la ténèbre (skotia) ne l'a pas saisie''...

*******

Présentation

Introduction

 

"C'est moi la Fiancée, et
le Fiancé c'est mon mari
qui m'a engendrée; c'est
moi la mère de mon père
et la soeur de mon mari
et c'est lui mon rejeton."

Le Tonnerre

 

Nag Hammadi


Rechercher

Contact