commentaires

Madeleine 22/10/2014 17:20

Dans mon thème:

Brouwer Apatheia (1')

"L'origine de ce théorème proviendrait de l'observation d'une tasse de café par Brouwer. Quand on mélange son sucre, il semble qu'il y ait toujours un point immobile. Il en déduit que: « A tout moment, il y a un point de la surface qui n'aura pas changé de
place »".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_du_point_fixe_de_Brouwer

N'est-ce pas une magnifique définition de l'apatheia ?

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"On distingue une double apatheia. L'une est le fruit de l'ascèse, du jeûne, de la mortification des sens ; elle éteint les passions et rétablit dans les mouvements de l'âme l'ordre de la nature. La seconde commence seulement avec le début de la contemplation. Elle se manifeste par des effets merveilleux : la paix parfaite des pensées, la vue pénétrante et même prophétique des choses divines et humaines, les révélations. Pour la clarté du vocabulaire, Nicétas, nous semble-t-il, eût peut-être mieux fait de ne pas donner le nom d'apatheia, qui est de soi purement négatif, à ce second état d'âme. Mais il a ses raisons pour le faire : c'est que seule cette seconde apatheia libère entièrement non seulement de soi, mais du monde, de ce qui s'appelle d'un terme assez étrange, mais fréquent, la pankosmos aisthêsis, le sentiment du créé sous toutes ses formes ; grâce à elle seulement, les sens se transforment complètement, et « libre de toute servitude, on s'élève rapidement à Dieu..., on devient un ange dans un corps matériel, on vit avec les hommes comme un être immatériel ». « C'est le même Esprit qui produit l'une et l'autre apatheia, mais dans l'une il réprime et contient, dans l'autre il lâche la bride ». L'une est ascèse, travail, sueur, peine ; l'autre est quiétude, repos, détente, liberté."

http://sophia.free-h.net/spip.php?article602

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Madeleine 29/10/2014 17:33

Le Un hors de soi... ça m'étonnerait ;)

Merci pour tes coms, Olivier, et merci aux lecteurs fidèles.
Prenez soin de vous!

Madeleine

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Olivier 28/10/2014 17:10

"Quand on vit l'Eveil, Dieu ou Christ, ou je ne sais qui, nous enveloppe d'invulnérabilité "
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J'aime bien cette façon de ne pas "encadrer" Dieu ou le Christ .
Les religions les ont tellement définis qu'elles les ont limités et défigurés .Le plus sûr est de dépasser des images ou , comme tu l'écris, de retrouver le Un .
Le Un en soi et le Un hors de soi mais toujours ,à mon avis ,un peu insaisissable .

Madeleine 28/10/2014 13:00

"D'après le bouddhisme , la cause de nos souffrances provient de nos attachements ."

Je pense que ce n'est pas l'attachement qui pose problème, sinon pourquoi Jésus nous dirait-il: "aimez-vous les uns les autres" ? Et pourquoi lui-même aurait-il eu une compagne en la personne de Marie-Madeleine ? Je suppose qu'il était attaché à elle et vice-versa.

Donc je ne pense pas que ce soit l'attachement dont il faut se débarrasser mais du "besoin". Par exemple, quand on aime, c'est serein et doux au coeur. Mais quand on est amoureux, c'est une maladie, une souffrance.

La différence vient du fait que, quand on aime, on est dans le don: on s'offre à l'autre. Et quand on est amoureux, on est dans le besoin: on veut que l'autre s'offre à nous. 180° de différence! Dans le don, on est maître de notre coeur. Dans le besoin, c'est l'autre qui en devient le maître. C'est cela qui est cause de souffrance, cette vulnérabilité à l'autre. Pareillement, quand on a besoin de manger, alors la nourriture devient le maître de notre ventre et ça nous rend vulnérable par rapport à ceux qui possèdent cette nourriture.

On voit que c'est toujours le deux qui nous rend vulnérable, en souffrance. Et c'est en refusant ce deux lors des tentations de Mara - le conflit avec le deux du collectif, la luxure avec le deux du sensuel et le narcissisme avec l'auto-contemplation - que Siddharta devint un Bouddha, un éveillé, un Un. Et on
voit que dans toutes les spiritualités, les éveillés ou les sages sont des solitaires, des Un: des monachoi.

"Jésus a dit: Beaucoup se tiennent à la porte, mais ce sont les solitaires
qui entreront dans la chambre nuptiale." (Thomas, logion 75)

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Excuse(z)-moi, mais j'arrête ici les commentaires car j'ai "besoin" de retrouver le Un, justement! C'est la seule délicieuse vulnérabilité ;)

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Madeleine 27/10/2014 21:03

De ma propre expérience, la souffrance a disparu quand j'ai vécu l'Eveil, fin 2011. Mais cela n'a pas été le résultat d'une prise de conscience comme tu le décris pour Bouddha. Cela a été - et est toujours - le résultat d'une protection divine, celle du Christ.

La souffrance vient du fait que l'on est vulnérable. Quand on vit l'Eveil, Dieu ou Christ, ou je ne sais qui, nous enveloppe d'invulnérabilité. Donc on ne souffre plus. Les gnostiques en parlent comme d'une enveloppe d'incorruptibilité. Alors les archontes ne peuvent plus nous attaquer, on est devenu "invisible" pour eux.

Ps: excuse-moi pour le petit retard ;)

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Olivier 23/10/2014 14:08

"Je ne sais plus quel penseur disait, en substance, que la souffrance est ce
à quoi un être humain tient le plus au monde, comme à la prunelle de ses yeux."
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D'après le bouddhisme , la cause de nos souffrances provient de nos attachements .
La cessation de la souffrance aurait été la préoccupation essentielle du Bouddha :

" Lorsque le Bouddha a voulu se débarrasser de la souffrance, il a dû découvrir la cause de la souffrance. Quand la cause a été éradiquée, elle n'a plus aucun effet. Lorsque le Bouddha fut éveillé, il découvrit que la cause de la souffrance est l'attachement (tanha). Ce mot signifie littéralement soif et recouvre tous les sens d'avidité, de désir et d'attachement. "

Le problème : comment vivre ...avec détachement ou non -attachement ?

Madeleine 23/10/2014 09:08

Merci pour ces réflexions, Olivier!

Etymologiquement, l'apatheia est l'absence (a privatif) de la souffrance (pathos). Qu'elle soit le résultat d'une volonté laborieuse d'indifférence, d'impassibilité, comme les Pères de l'Eglise l'ont prôné, ou qu'elle découle de la simple prise de conscience que tout ici-bas est absurde, inutile, y compris et surtout la souffrance: "vanité, tout est vanité" dit l'auteur du Livre
de la Sagesse...

A chacun de choisir la voie qui lui convient.
En tous cas, c'est la seconde qui me réussit ;)

Je ne sais plus quel penseur disait, en substance, que la souffrance est ce
à quoi un être humain tient le plus au monde, comme à la prunelle de ses yeux.

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Olivier 22/10/2014 21:24

L'une est ascèse, travail, sueur, peine ; l'autre est quiétude, repos, détente, liberté."

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La première ,l'ascèse n'est pas inutile : elle contribue à contrôler ce que le bouddhisme appelle l’Ego . A première vue ,elle ne serait donc qu'un moyen .

La seconde ,par contre , serait un aboutissement ,un épanouissement spontané , inattendu , un "cadeau " gratuit !

Il ne me semble toutefois pas prouver que la première produit nécessairement la seconde . La bouddhisme conseillerait la voie du milieu !

La seconde pourrait s'identifier à une sorte de bonheur naturel , spontanément accessible : parfois ,je dis qu'un tel à l' aptitude au bonheur ; le bonheur, quelques soient les circonstances, l'habite facilement . C'est presque un don de la nature !
A chacun ses dons ...

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"C'est moi la Fiancée, et
le Fiancé c'est mon mari
qui m'a engendrée; c'est
moi la mère de mon père
et la soeur de mon mari
et c'est lui mon rejeton."

Le Tonnerre

 

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