"Saint Grégoire de Tours témoigne,
comme saint Modeste, que le corps
de Sainte Madeleine était à Ephèse."

Sanctuaires d'Orient

 

 

 

 

"Les "Monuments inédits sur l'apostolat de sainte Marie-Madeleine en Provence et les autres apôtres de cette contrée" ruinent de fond en comble toutes les notions prises de Grégoire de Tours et de Sulpice-Sévère, détruisent toute la critique des trois derniers siècles, rappellent les légendes apocryphes que les évêques avaient généralement cru devoir supprimer, et replacent toute l'origine historique de l'Eglise des Gaules sur les fondements admis comme traditionnels par les XIe et XIIe siècles."

 

Origines chrétiennes de la Gaule

 

 

commentaires

Madeleine 15/02/2014 16:46

Je lis ceci, dans l'étude de GRS Mead sur Simon:

"In the Gnostic Gospels, however, the women-disciples are not so ostracized, and the view taken by these early communities of philosophical and mystical Christians throws much light on that wonderful history of the Magdalene that has so touched the heart of Christendom. For instance, in the Pistis-Sophia, the chief of all the disciples, the most spiritual and intuitive, is Mary Magdalene. This is not without significance when we remember the love of the Christ for Mary "out of whom he had cast seven devils."

The allegory is a striking one, and perfectly comprehensible to the student of comparative religion. As there are seven Aeons in the Spiritual World, seven principles or aspects of the Spiritual Soul, so here on Earth, by analogy, there are seven lower aspects, or impure reflections. As there are seven Cardinal Virtues, the Prajnâ-Pâramitâs, or Perfections of Wisdom, of the Buddhists, so there are seven Cardinal Vices, and these must be cast out by the spiritual will, before the repentant Mary, or Human Soul, can be purified."

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L'auteur peut traduire comme il l'entend ce que sont les "sept démons" sortis de Marie-Madeleine. Mais il fait une erreur en suggérant qu'il s'agit des sept péchés capitaux dont la notion n'existait pas au moment où Luc a rédigé son évangile (elle n'est apparue que deux ou trois siècles plus tard). Et, au risque de me répéter, le mot "daimonia" en grec veut dire "divinités, génies, puissances" et en aucun cas "péchés".

Donc les "sept démons" sont les sept génies planétaires, les sept gardiens du karma, de la Loi (voir mon article "Le nombre de la Bête"). C'est eux la "Loi des sept" que Miryai alias Marie-Madeleine abandonne pour devenir nazôréenne.

Pour les gnostiques, il s'agit des sept dieux de l'Hebdomade, Yahvé-Saturne-Chronos en tête. Son fils Sabaôth-Jupiter-Zeus en fait partie aussi mais il se convertira au Bien, devenant "Sabaôth le bon" dans la Pistis Sophia (de leur côté les astrologues appellent aussi Jupiter "le grand bénéfique", l'autre bénéfique étant Vénus ou Adonaï):

"Sept androgynes apparurent dans le chaos. Ils ont leur nom masculin et leur nom féminin. Le nom féminin est Providence Sabbathas, qui est l'Hebdomade. Et son fils nommé Iaô a pour nom féminin Seigneurie, Sabaôth a pour nom féminin Divinité, Adonaïos a pour nom féminin Royauté, Élôaïos a pour nom féminin Jalousie, Ôraios a pour nom féminin Richesse, Astaphaïos enfin a pour nom féminin Sagesse. Ce sont les sept puissances des sept cieux du chaos."

http://www.naghammadi.org/traductions/textes/ecrit_sans_titre.asp

Donc cela veut dire que le Sauveur a délivré Marie-Madeleine, par le Salut donc par la Connaissance, de son karma représenté par les sept planètes de l'Antiquité, en astrologie. Quand on a vécu l'Eveil, quand on a reçu le Salut, alors les transits planétaires n'ont plus aucune incidence événementielle sur la vie de l'individu, ni en mal... ni en bien, hélas! L'être devenu libre est ainsi laissé à son propre jugement.

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Madeleine 15/02/2014 09:20

(désolée auprès de mes lecteurs fidèles si je me répète parfois, mais vous savez que mes commentaires ont souffert de la mise à jour d'Overblog et je dois en refaire certains...)

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Après la résurrection, on voit Jean partir en Samarie puis à Ephèse où il mourra, après son exil de Patmos. C'est aussi précisément sur le parvis du temple d'Artémis d'Ephèse, à Rome, que Jean aurait été torturé avec de l'huile bouillante, à la Porte Latine. C'est enfin sur le site d'un ancien temple dédié à Artémis d'Ephèse que le monastère de saint Jean à été construit à Patmos...

Marie-Madeleine, quant à elle, est autant reliée à Ephèse où elle aurait reposé à l'entrée de la grotte des Sept Dormants, qu'à Marseille où la légende la fait accoster puis prêcher... sur le parvis du temple d'Artémis d'Ephèse.

C'est étrange, cette insistance sur ce culte-là précisément. Je ne suis pas loin de penser que derrière la façade du culte populaire à la grande déesse Artémis, il y avait un culte "à Mystères", destiné à des initiés, et que ce culte était gnostique. Peut-être était-ce là l'école de l'énigmatique Apollos, "ayant reçu le baptême de Jean", qui "réfutait publiquement les Juifs" (Actes 18:24 et 28) et dont Paul, gnostique lui-même, parle avec infiniment de respect en 1 Cor 3:4-10 ?

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D'autre part, je n'ai pas caché sur ce blog que, selon moi, Jésus était historiquement Simon de Samarie. Alors peut-on penser que Simon avait eu en sa possession les fameuses "lettres éphésiennes", lettres sensées procurer des pouvoirs magiques ? Dans la théosophie de Simon, on lit qu'il employait des mots mystérieux qui n'étaient ni grecs ni hébreux. Simon était appelé Simon "le Mage" et on peut lire ci-dessous, à propos des lettres éphésiennes:

"L'étude de ces lettres tragiques avait donné naissance à des livres nombreux, que l'on vendait à un grand prix. On venait de fort loin, à Ephèse, consulter ses magiciens renommés."

http://www.mediterranee-antique.info/Auteurs/Fichiers/TUV/Vigouroux/Nouv_Testament/NT_36.htm

Je désire aussi rappeler la théosophie de Simon, où il est question d'Héraclite d'Ephèse (que je considère personnellement comme étant le premier vrai gnostique):

http://gnosis.org/library/grs-mead/grsm_simon_magus.htm#PART_III

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Enfin, on peut trouver de nombreux points communs entre le grand-prêtre d'Artémis d'Ephèse et "Jésus":

- il était appelé un Essene
- il était d'ascendance royale
- son ministère durait un an
- il avait obligation d'agneia
- il était entouré de vierges
- il était organisateur de banquets sacrés (le vin aux noces de Cana ?)
- il ne pouvait pas se laver pendant un an.

Pour ce dernier point, on peut penser à la femme qui lave les pieds de Jésus: des cheveux pour les essuyer, ce n'est pas un linge, et des larmes pour les laver, ce n'est pas de l'eau... Et la myrrhe des myrrhophores, en plus d'être un parfum, était aussi un puissant désinfectant (parasites sur la tête et écorchures aux pieds ?)

Un très beau site, très complet, sur le culte à Artémis d'Ephèse:

http://www.cndp.fr/archive-musagora/merveilles/merveillesfr/temple-artemis/pretres-pretresses.html

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"C'est moi la Fiancée, et
le Fiancé c'est mon mari
qui m'a engendrée; c'est
moi la mère de mon père
et la soeur de mon mari
et c'est lui mon rejeton."

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